04.11.2009
La Tortue Bleue lundi 30 novembre : Soirée Développement Durable
Chers Amis de La Tortue Bleue,
Toujours énergique, la tortue chemine entre Paris et sa Californie natale… Notre avenir est tout bleu ! Nous crie-t-elle de San Francisco.
Notre prochaine rencontre abordera donc les questions de développement durable.
Vous le savez, le bleu de La Tortue symbolise une dimension qui concerne l'engagement de chaque personne.
« Le développement durable dans notre quotidien, les entreprises s'engagent ! » : lundi 30 novembre 2009.
Ce sera un moment de partage d'expériences, d'enrichissement professionnel et personnel, (inutile de les dissocier) et de convivialité... Comme d’habitude cela démarre à 19h30 pour se terminer avant 23h.
Avec l'intervention de Christian Forthomme, VP et Co-Fondateur de notre association et Président de RealChange, nous aurons un duplex en direct de San Francisco pour comprendre la notion de sustainable qui se met en place en Californie. Nous échangerons avec des acteurs engagés tel que Cynthia Scott, VP de l'agence Saatchi & Saatchi S, Stratégie et Organisation : "Le PSP (Personal Sustainability Project): nouvelle approche du changement de l'entreprise".
Pour permettre plus d’interactions et enrichir le concept du classique dîner-débat*, La Tortue Bleue vous propose de rencontrer un florilège d'experts français à chacune de nos tables...
- Séverine Lecompte: Directrice de la Communication d'Eco-Emballages: "Comment faire évoluer durablement les comportements ?"
- François Garreau : Responsable Développement Durable du groupe Generali: "Les leviers du changements: vision et convictions... Interpellation de chacun !"
- Jean-Louis Jourdan : Responsable Développement Durable de la SNCF: "En quoi la crise actuelle et l'urgence écologique impactent la gouvernance et le management opérationnel des entreprises."
- Claire Martin : Directrice de la RSE de Renault: "Une nouvelle approche de la mobilité : la mobilité durable."
- Elizabeth Pastore-Reiss : Directrice d'Ethicity: "Transformer en actions une démarche d'intégration des principes de communication responsable dans l'entreprise."
- Dominique Piotet : Président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco et journaliste: "Comment le numérique prend-t-il en compte le Sustainable ?"
- Hélène Valade : Présidente du C3D, le Collège des Directeurs du Développement Durable engagés: "Création de valeur par le Développement Durable : la nécessité de changer le modèle économique."
- Pierre Siquier : Président de Ligaris et VP de la Fondation Nicolas Hulot : "Copenhague : l'ultimatum !"
Et pour conclure, une intervention originale de Françoise Bonnal, experte du consommateur et des marques, auteur de « La ré-alliance » : "Derrière l'écologie pratique, l'impératif de l'écologie de l'esprit !"
* La formule Tortue Bleue :
- Un exposé général pour camper le décor.
- 2 témoignages d’experts par table (entrée, plat) et ce sont eux qui changent de table à chaque plat !
- Chaque table exprime à la fin du dîner « l’idée de la soirée pour prendre une longueur d’avance ».
- Un blog, ou HUB, pour offrir une plate-forme d’échanges des professionnels : www.blog-latb.fr.
Le prolongement des rencontres :
Chaque intervention d’expert sera synthétisée sur le blog : www.blog-latb.fr
Le blog de La Tortue Bleue permet de trouver des infos pratiques et accueille des « posts » de ses membres…
Alors, si comme nous, vous trouvez qu’il importe de créer un « espace » de rencontres et partages entre professionnels et ainsi stimuler l’efficacité de chacun… merci de nous contacter pour plus d'information.
A très bientôt !
Laurence Delporte, ldelporte@blog-latb.fr
Déléguée Générale de l'association La Tortue Bleue.
19:23 Publié dans Evénement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développment durable, californie, bruno paillet, christian forthomme, eric brac de la perrière, françois garreau, jean-louis jourdan, claire martin, elizabeth pastore-reiss, dominique piotet, hélène valade, c3d, pierre siquier
03.04.2009
« Le Web 2.0 tourne au vert... » par Dominique Piotet
Président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco, Dominique Piotet propose cette tribune libre dans laquelle il revient sur le Web 2.0, l'environnement et les préoccupations numériques du nouveau hôte de la maison blanche.
Tout a commencé en novembre 2004, lorsque l'éditeur de la Silicon Valley Tim O'Reilly a popularisé l'expression Web 2.0, inventée par son équipe, en organisant à San Francisco le premier Web 2.0 Summit. Pendant trois jours, les participants à la conférence ont senti qu'une nouvelle phase de l'internet s'ouvrait, sans bien pouvoir la définir. Le buzz, si cher à la Siicon Valley, était lancé. Google venait juste de s'introduire en bourse, la bulle internet semblait absorbée : le moment idéal pour inventer un mot ombrelle, comme Web 2.0, pour caractériser un nouveau cycle technologique. Les utilisateurs adorent ces nouveaux services et affluent pour s'abonner par millions à des sites jusqu'alors inconnus, comme Facebook ou MySpace.
Ambiance bien différente au Web 2.0 Summit qui c'est tenu du 5 au 7 Novembre de cette année à San Francisco. D'abord, on y a très peu parlé de Web 2.0. Les grands acteurs du secteur, Google, MySpace, Facebook sont là, mais ils n'ont pas grand chose à dire, ou ils parlent d'autre chose. Google a envoyé Larry Brilliant, le patron de sa Fondation, pour évoquer les projets caritatifs de l'entreprise. On est loin de l'internet. L'ambiance est ambigüe et morose. Et cela s'explique autant par des raisons conjoncturelles que structurelles.
Du côté des raisons de conjoncture : l'économie va très mal. Mary Meeker, économiste de Morgan Stanley spécialisée dans les nouvelles technologies, essaye d'être rassurante sur les perspectives 2009. Sans convaincre grand monde. John Doerr, l'emblématique patron du plus grand fond d'investissement de la valley, Kleiner Perkins, révèle au public les 11 conseils de temps de crise qu'il a délivré en privé quelques jours plus tôt à l'ensemble des start-ups de son portefeuille : licenciement et plan drastique d'économies sont au menu. Autre élément de conjoncture : le cycle d'innovation 2.0 s'épuise. On ne voit pas les nouveaux Facebook, MySpace et autre Google émerger. C'est le signe d'un sujet mature. Seule note d'excitation pour l'audience : l'élection, quelques jours plus tôt, de Barack Obama, et l'annonce de la nomination future d'un Chef Informatique des Etats-Unis. Le grand jeu dans les couloirs du sommet : trouver son nom. Julius Genachowski, fin connaisseur à la fois du web et de Washington, semble le plus crédible vu son rôle d'homme fort dans l'équipe de transition du nouveau Président. Bref, le Web 2.0 n'est décidément pas sur toutes les lèvres, et, au moins pour des raisons de retournement de conjoncture, ce Sommet pourrait bien être celui qui préfigure la fin d'un cycle.
Il y a aussi des raisons plus structurelles, et une nouvelle tendance lourde apparait. Celle du “Vert”. Car là semblent les vrais enjeux, notamment technologiques, et la Silicon Valley veut jouer un rôle de premier plan.
Le Vert est LE sujet don't il faut parler dans la région. Pas seulement pour sauver la planète…Ainsi, le patron de la Fondation Google rappelle que le deuxième poste de dépenses du géant des moteurs de recherche, après les salaires, est l'électricité qui sert à alimenter ses immenses centres de traitement de données. Les énergies alternatives ne sont donc pas une option pour Google, mais bien un levier critique pour son développement. D'ailleurs Google est très présent dans l'équipe de transition du nouveau Président. Eric Schmidt, son PDG, est membre de l'équipe. Et Sonal Shah, de la Fondation Google, est impliquée dans l'équipe pour suivre les questions d'énergies. John Doerr, le patron de Kleiner, passera l'essentiel de son temps de parole à la conférence à parler de politique énergétique. “C'est le challenge de notre génération” déclare celui qui a notamment financé Google et qui consacre désormais 50% des investissements de sa compagnie à des projets Verts. Sont également présents les patrons de Tesla Motors, le constructeur de la première voiture de sport électrique, et de Better Place, qui ambitionne d'équiper toutes les villes de pompes pour recharger les voitures élèctriques. Mais la star du Sommet, c'est Al Gore. Il est invité pour conclure le Web 2.0 Summit, qui aurai décidément mieux fait de se rebaptiser Green 1.0 Summit ! Il n'annoncera pas grand chose, et jouera les modestes seulement quelques jours après l'élection de Barack Obama. Ovation debout pour l'homme qui a très largement contribué à l'évangélisation sur le sujet. Et don't le nom circule pour un poste important dans la prochaine administration. Sa rencontre, le 9 décembre, avec le Président élu laisse penser qu'il jouera effectivement un rôle fort, mais plutôt d'éminence grise. Ses connexions dans la Silicon Valley sont une bonne nouvelle pour la région, qui semble prête à abandonner sans autre forme de procès le Web 2.0 qu'elle a adoré pendant 4 ans, pour se dévouer corps et âmes aux technologies vertes. Et, pour la première fois, la Silicon Valley a bien l'intention de faire entendre sa voix à Washington. Voilà qui est très nouveau. La peinture web 2.0 pour les entrepreneurs de la valley va donc être remplacée par la peinture verte. Gageons que c'est peut être notre planète qui va y gagner.
Dominique Piotet, Président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco
11:29 Publié dans Developpement Durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique piotet, bnp, san francisco, developpement durable, web 2.0

