20.10.2011
Feed-back sur la soirée "Trop de Com tue la Com" avec Eric Giuily et Roland Cayrol, par Nicolas Dziopa de l'agence Reymann Communication.
“Tout ça, c’est (que) de la com’”
Aujourd’hui, quand on veut rejeter le discours d’une marque, d’une personne publique ou d’un politique, il suffit de décapiter son message d’un lapidaire “Ouais, enfin bon, ça c’est de la com”…
Pour parler de ce phénomène et tenter de répondre à la question “Trop de com’ tue-t-elle la com’ ?”, la Tortue Bleue, l’association qui prend le temps d’aller vite, a invité Éric Giuily, créateur du cabinet CLAI (ex directeur Pathé, France 2, CGM, SNCM, AFP, Publicis Consultants et auteur d’«Affaire de com‘» paru chez Odile Jacob) et Roland Cayrol, directeur de recherches à Sciences Po, du Centre d’Études et d’Analyse, fondateur de CSA et politologue.
Pour commencer, É. Giuily a tenu à rappeler un florilège de remarques de clients entendues au cours de sa carrière : “Bon, Éric, passons au sérieux, on arrête la com’, on passe au fond !” ou “Mon conjoint n’aime pas”, “Mon fils trouve pas mal votre idée de faire du Facebook”…
(Franchement, le jour où un chirurgien vous annonce qu’il faut remplacer votre valve mitrale, vous demandez à votre ado boutonneux s’il trouve que c’est une riche idée ?)
La com’ est un métier, mais certains communicants, à force de jouer aux gourous ou aux apprentis sorciers lui ont fait perdre une part de sa légitimité. Du coup, dans le discours ambiant, on a parfois l’impression que les techniques de com’ sont réduites à de simples trucs, de vulgaires tours de passe-passe que l’on découvre par magie sous sa douche.
Comment rendre ses lettres de noblesse à la communication ?
Il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour se rendre compte qu’un des premiers moyens est de la prendre au sérieux. Ainsi, quand on prend la parole, on se prépare. On travaille. On identifie son public, sa cible. On prend en compte ses attentes, ses aspirations et on travaille. On se dote de la capacité à douter. On ne s’y autorise pas, on se l’impose !
Exit le mythe du big boss qui sait tout et n’a rien à préparer pour dire la vérité de façon brillante. Aux États-Unis, la com’ est plus maîtrisée, moins déguisée, mais aussi diablement plus préparée, que l’on soit dans le cadre de messages corporate ou commerciaux. (Nous en parlions ici avec les 12 coups de Jobs).
S’il faut s’adapter à sa cible, cela signifie-t-il que le politique ne peut croire en rien ?
D’après Roland Cayrol, à l’heure où “les grands mots en isme” ont disparu comme socles dogmatiques majeurs, les lignes peuvent bouger. La gauche communique sur la sécurité de façon radicalement différente aujourd’hui : fondamentalement, les convictions n’ont pas forcément changé, mais il y a une adaptation à la cible…
Cynique ? Logique ? Naturel ? Rassurant ? Calculé ? À vous de voir…
Quand la com’ devient la tête de turc, c’est aussi de la com’ ?
Quand la situation devient compliquée (pour une marque, un parti ou un politique), on assiste souvent au comportement suivant : les émetteurs se rebiffent contre la com’ ! Il y a alors une forme de reprise de liberté, qui est aussi une manière de dire à son public, “Vous voyez, je suis franc du collier, je vous dis la vérité, je suis dans la spontanéité…” Bien entendu, d’aucuns diront “ça aussi, c’est de la com’”…
La com’ peut-elle changer la donne en politique ?
Si l’on prend l’exemple de Sarkozy qui a longtemps été vu comme le traître, il est évident que la com’ et un changement d’attitude lui ont permis de se glisser dans la peau de l’homme énergique. Pour Hollande, la com’ lui a permis de passer de la posture de simple président du conseil général de Corrèze divorcé, à homme libre, “allégé” et plein d’allant… À suivre.
Peut-être que trop de com’ tue la com’, mais une chose est sûre : sans stratégie, c’est mort ! (NDLR : sans créativité itou)
La communication est l’expression d’une stratégie et certainement pas une création ex nihilo, sinon elle est immanquablement vouée à se limiter à faire du vent. Par contre, quand tout se déroule comme sur des roulettes, que la crédibilité de l’émetteur n’est pas remise en cause et que la cible y trouve son compte, personne ne se plaint d’avoir avalé de la (bonne) com’…
Au final, avant d’ouvrir les vannes de la communication, en plus d’avoir une promesse, il est indispensable de répondre à ces questions :
- Pourquoi je parle ?
- Que vais-je produire comme impact ?
Alors franchement, si vous n’avez ni promesse, ni public clairement identifié, ni prétexte pour communiquer, ni aucune idée des conséquences de votre prise de parole… mieux vaut ne rien dire!
Nicolas Dziopa, concepteur rédacteur
Membre de la Tortue Bleue
Source: http://reyveille.reymann.com/?p=7392
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19.09.2011
Feed-back sur la soirée "Marques et Art Contemporain: même challenge!" avec Hélène Mugnier, par Nicolas Dziopa de l'agence Reymann Communication.
Art et marques, même combat ?
Pour Hélène Mugnier, diplômée de l’école du Louvre et créatrice d’HMC, son cabinet conseil, il n’y a pas d’artiste sans spectateur et pas d’art sans public.
Du coup, c’est très tranquillement, lors d’une soirée organisée par La Tortue Bleue, (l’association qui prend le temps d’aller vite), qu’elle nous a annoncé que la problématique de l’artiste et des marques était la même.
Selon notre spécialiste, l’objectif de l’art a toujours été de laisser une trace, de saisir des instants et de faire passer des messages à un public donné (les sculptures sur les églises au Moyen-Âge étaient bien la bible de tous ceux qui ne savaient pas lire).
Du coup, si l’artiste doit marquer son époque et son public, il se doit de trouver une patte, une signature !
Voilà pourquoi Hélène Mugnier parle de véritable stratégie marketing et écorne avec malice le mythe du créateur romantique, à mille lieues des contingences matérielles.
Art et argent
Au XVIe siècle à Venise, entre Le Titien, Véronèse et Le Tintoret la guerre était féroce.
Chacun des 3 maîtres se battait pour remporter des appels d’offres et décorer un maximum de palais. Le Tintoret cassait les prix en répondant aux consultations gratuitement, Le Titien avait fait le choix de la sensualité et Véronèse dramatisait la vision de la femme tout en la sublimant.
Un peu plus tard, Andy Warhol, diplômé des Beaux-Arts, publicitaire et mégastar, disait que l’artiste était un business. Avant lui, Salvador Dali avait d’ailleurs inventé le personal branding ! Pour le propriétaire de la Factory, le summum de l’art était le business, d’où ses célèbres créations autour de purs produits de consommation.
Le paradoxe de cette approche, qui démonte au napalm les codes de l’artiste détaché de la réalité matérielle, est le fait qu’elle fasse autant grincer, qu’augmenter la cote de l’artiste.
La concurrence fait rage
Que l’on prenne le cas de Veermer versus Rembrandt, ou de Koons versus Hirst, la logique de différenciation pour prendre des parts de marché est la même. Vers 1650, Veermer se positionne sur le segment “artisanat, calme, sérénité” en peignant laitières, dentelières, astronomes et géographes…
Du coup, Rembrandt, qui ne se sent pas de l’attaquer sur son terrain, entreprend de réaliser des autoportraits beaucoup moins lisses, invente le clair-obscur, bref, se positionne différemment.
Aujourd’hui, rien n’a changé : Jeff Koons nous offre un Puppy fleuri XXL ou un cœur laqué consensuelo-rassurant, pendant que Damian Hirst, plus dérangeant, présente un Veau d’or dans du formol ou un crâne du 18e recouvert de diamants…
Le crâne qui buzz
Le diamonds skull de Damian Hirst a été au cœur d’un “véritable” scandale, quand l’artiste a annoncé l’avoir vendu en se passant de son galeriste pour 100 millions de dollars. Ce dernier a joué la vierge effarouchée, le monde de l’art s’est ému… et a appris un peu plus tard que c’était un coup monté de toutes pièces.
Art et Publicité
Aujourd’hui, on ne compte plus les clins d’œil, les partenariats, la libre inspiration, le vol manifeste
(au choix, en fonction des circonstances et des points de vue) entre les artistes et la pub.
Du groupe rock lancé par un spot de pub, à la marque de luxe s’offrant les services d’un illustre illustrateur de manga pour relooker sa bagagerie, en passant par une boisson à la quinine se faisant shooter par La Chapelle, les collaborations sont légions. Certains vont même jusqu’à dire que des artistes œuvrent et pensent leur travail afin d’être repérés par les marques… Ora-Ito, par exemple, a tellement flatté les marques par son travail artististico-design qu’au final, elles sont venues à lui. La Chapelle a sa patte et s’attire les faveurs de Passionnata, Gucci ou Schweppes, pendant que Terry Richardson sublime des chic chicks pour Pirelli. Éternel mélange des genres et recherche permanente de séduction entre artistes, marques et public.
Les artistes vont trop loin…
Mais personne ne réagit. Des espaces de création fleurissent partout, les artistes deviennent des peoples et nous vendent un package complet œuvre + intimité + merchandising, afin de nous orienter et nous rassurer dans un monde complètement chamboulé.
Le paroxysme de la signature artistique mondialisée, consensuelle et rassurante ?
Les toiles de Ben. Une écriture enfantine, ronde, douce, accessible… qui séduit.
Picasso, créateur du crowdwourcing ?
En vérité, Picasso n’a jamais demandé à son public de réaliser ses toiles à sa place, mais lorsqu’il peint Les demoiselles d’Avignon, puzzle plutôt agressif lorsqu’on le regarde rapidement, il invite son public à suspendre le temps et à recomposer l’œuvre par lui-même. On retrouve ce procédé d’invitation à “faire l’œuvre” dans Carré Blanc sur fond blanc ou dans la Fontaine de Duchamp.
Aujourd’hui les marques parlent à leur public, demandent des avis et comptent sur les clients pour grandir, évoluer et imaginer de nouveaux produits.
Et si le Landart des 70’s a fait sortir les œuvres des musées, les marques font aujourd’hui de même. Parallèlement aux flagship stores (Nike Town, Apple Store…) conçus pour créer des expériences de marques bien maîtrisées, on assiste à un phénomène croissant de LandAd’ (guerilla, ambient), où la publicité quitte les espaces qui lui sont dévolus, bouscule les formats, descend dans la rue et vient à notre rencontre.
Les marques ont remplacé l’art.
Si aujourd’hui une pince à nouilles achetée chez Ikea ou un fauteuil Eames est un parangon art-déco de design et de décoration, pourquoi diable les artistes devraient continuer à créer du beau ? Résultat, il y a bien longtemps que l’art s’est affranchi de l’obligation de l’esthétisme pour se concentrer sur le fait de faire du sens… (et du cash).
Conclusion ?
Après avoir dressé de nombreux parallèles et tendu des passerelles entre art et marques, Hélène Mugnier distingue quelques différences notoires :
L’art :
Pose des questions
Déstabilise
Prend le temps
Joue avec les angles morts, les tabous
Nomme nos peurs
Les marques :
Apportent des réponses
Rassurent
Accélèrent en permanence
Jouent avec des repères collectifs
Nomment nos rêves
Du coup, souvent une marque qui s’ouvre à un artiste et à son univers, repousse ses propres limites, s’autorise des escapades hors des sentiers battus de sa com’ habituelle et pourquoi pas, y trouve de nouveaux espaces, de nouveaux publics, une nouvelle jeunesse… ou se prend les pieds dans le tapis.
Mais après tout, no risk, no fun, n’est-ce pas ?...
Nicolas Dziopa, concepteur rédacteur
Membre de la Tortue Bleue
http://www.reymann.com http://reyveille.reymann.com
source: http://reyveille.reymann.com/?p=7105
Pour voir le blog d'Hélène Mugnier, c'est par ici!
16:55 Publié dans Blog, Ils sont intervenus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène mugnier, bruno paillet, aéro club, art & management, nicolas dziopa, agence reymann, nathalie burg
01.09.2011
Lundi 12 septembre: Hélène Mugnier à La Tortue Bleue
Chers Amis de La Tortue Bleue,
Après les vacances, une rentrée innovante !
L’actualité riche et souvent peu compréhensible nous invite à imaginer, à innover. C’est devenu le marronnier de tous les prévisionnistes, le monde change et ce n’est pas fini. Pour stimuler notre regard, notre envie de faire autrement, l’art traverse le temps et représente un repère trop souvent ignoré. De plus en plus l’art entre dans l’entreprise sous différentes formes. De nombreuses interactions se mettent en œuvre et apportent de nouvelles réponses.
Pour notre première rencontre de rentrée nous sommes particulièrement ravis d'accueillir Hélène Mugnier, qui développe une activité de conseil entre l’art et l’entreprise.
Lundi 12 septembre
« Parler à tous et à chacun. Marques et Art Contemporain : même challenge. »
Diplômée de l’Ecole du Louvre et titulaire d’une maîtrise d’histoire, conférencière du Ministère de la Culture, Hélène Mugnier crée en 2005 HMC, son cabinet de conseil auprès des entreprises.Elle est l’auteur en 2005 d’Art et Cie, pourquoi l’art est indispensable à l’entreprise et en 2007 Art et Management où elle montre comment l’art est devenu un outil clé pour le manager en permettant d’associer les acteurs de l’entreprise à un projet collectif.
Comme d'habitude cela démarre à 19h30 pour se terminer avant 23h, et c'est à l'Aéro-Club de France, 6 rue Galilée, Paris 16ème.
Adressez dès maintenant votre réponse par retour de mail à notre déléguée générale Nathalie Burg, nburg@blog-latb.fr.
Participation à envoyer par chèque à l'ordre de «La Tortue Bleue». Une facture vous sera envoyée après la manifestation.
- Tarif membre : 55 € TTC (et oui, légère augmentation…)
- Tarif non-membre : 80 € TTC
Attention, si vous changez d'avis, à partir du vendredi 9 septembre une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.
La Tortue Bleue souhaite avoir une longueur d'avance... Nous vous invitons à en profiter et nous réjouissons de très vite vous retrouver !
17:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruno paillet, tortue bleue, nathalie burg, hélène mugnier, art et management
11.05.2009
Ma prise de notes, 7 avril, par Philippe Sérénon
S’orienter sur les aspects de mesure et de priorisation sur la toile.
En effet, comment arriver à s’y retrouver dans toute cette masse d’information, hiérarchisée seulement par les aspects publicitaires, base du modèle de Google ? Les mots clés ne suffisent pas.
Comment se retrouver aussi sur les différents « lieux du web » que sont les sites internet et la blogosphère avec ses blogs et ses forums ?
Et surtout où et comment articuler une communication sur ces différents supports ?
Il y a des outils qui permettent de downloader, formater et d’analyser que ce soit son logiciel ou celui de ses concurrents. Mais il faut savoir s’en servir.
Une tendance : Intégration de l'analyse par les grands comptes pour être réactif.
Une incursion dans les blogs de marque.
Les Blogs de marque transforment la communication Corporate, permettent de mieux s’inscrire dans les enjeux de société et de redonner de la légitimité à la marque.
Mais attention : insincères s’abstenir ! Dans un blog le roi est nu et il faut qu’il assume. Si le blog n’est qu’un truc, les internautes le repèrent tout de suite et le remède est pire que le mal car la sanction est immédiate et la diffusion incontrôlable et aussi large que rapide.
Egalement, le blog n'a pas vocation à durer : il doit se centrer sur un propos, être interactif, permettre d’identifier des leaders d’opinion en ligne, qu’ils soient aficionados ou opposants.
Un excellent exemple: Le Comptoir des cotonniers.
Sur Facebook le blog, de 1000 contribution non modérées, il est passé à 40.000 avec un travail de communication approprié. Cela implique un travail de rédaction important, régulier et une confiance entre l’annonceur et l’agence qui permet parfois de prioriser la rapidité de la réaction à l’approbation.
11:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, philippe sérénon, facebook
04.05.2009
Ma prise de notes, 7 avril, par Marie-Françoise Laget
Si la vertu du blog est de durer et de jouer le rôle d'un leader d'opinion, il doit être capable d'entretenir l'échange "pertinent" en temps réel !Dur objectif qui explique que beaucoup de blogs se créent et beaucoup s'éteignent ! Dans la foule de blogs qui apparait, comment émerge un blog influent, celui qui va faire autorité, influencer, attirer les autres et ensuite comment l'entretenir, construire son business model, le "réguler", et de qui est-il vraiment la propriété ? Long débat ...
Et lorsqu'on est une marque, comment utiliser les blogs influents ? Si internet a été une avancée dans le sens qu'il a permis de faire ce que l'on faisait avant mais avec de nouveaux moyens, le web 2.0 est une avancée significative car il reconnecte avec la réalité et joue la proximité avec les gens. Obama l'a bien compris et s'en est servi avec succès en "pénétrant" par exemple l'univers des jeux sur internet. il a ainsi ciblé et séduit sur son propre terrain une population difficile à capter: les 18/34 ans, et ceci à un coût ridiculement bas. Pour une entreprise les blogs sont aussi des outils de "veille" sur ce qui se passe chez elles et dans leur univers, et lorsqu'elles décident d'aller plus loin et d'intervenir dans les réseaux sociaux, elles doivent savoir qu'alors, elles ne pourront être crédibles que si elles ne trichent pas avec la vérité et assurent un lien durable et continu, c'est une décision impliquante et de long terme !
16:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, marie-françoise laget
22.04.2009
Ma prise de notes, 7 avril, par Meryem Le Saget
La blogosphère et les marques
Tous ces phénomènes (réseaux sociaux, communautés, blogs, forums) interviennent comme modérateurs de l'influence de la marque. La marque ne contrôle plus tout sur elle-même, elle doit composer avec la réaction des internautes. Les individus sur la toile sont "acteurs", nous sommes très loin du "temps de cerveau disponible" évoqué par Patrick Le Lay.
On passe de l'image de marque à la notion de réputation. Quand une marque s'exprime, elle ne peut plus avoir la même posture qu'avant. Mieux vaut qu'elle écoute avant de s'exprimer.
Va-t-on vers la brand reality ? On constate une forte envie de réel. A la différence de la pub qui est dans la promesse, l'euphorie, le rêve... les réactions et pratiques des internautes font entrer la marque dans le réel.
Quels que soient les outils, le message passe par le langage. Donc cela pose la question du discours honnête, authentique, au milieu de la multitude des réactions et opinions. Le choix du cap, des axes de travail, des mots n'en devient que plus important. C'est une incitation à la cohérence, à ne pas butiner.
Communication sur la marque, blogs, communautés : si les contenus ne sont pas portés par l'entreprise, ils n'auront jamais la même force. Le message doit être vécu en interne pour qu'il ait de la puissance et de la vie en externe. Ecoute, authenticité, cohérence, ouverture, régularité deviennent des qualités indispensables pour bien vivre l'expérience.
Les réseaux sociaux, conseils et pièges à éviter
Dans le monde des réseaux sociaux et des communautés, vouloir conserver la confidentialité est une bataille perdue. Tout se sait, tout se commente, tout est traçable, tout peut se retrouver. Il faut simplement réfléchir à ce qu'on dit, et savoir se poser les bonnes questions avant de s'exprimer (quoi, à qui, pourquoi, comment, etc). Eviter de trop s'exposer, ne pas surenchérir, mais ne pas devenir parano non plus !
Quelques conseils : Commencer doucement, regarder, écouter, ne pas s'exprimer avant d'avoir compris comment marche le site communautaire que l'on veut rejoindre.
Une fois que l'on fait partie de la communauté, entretenir le lien, s'exprimer avec régularité, que ce soit pour soi ou pour son entreprise.
Apporter une véritable compétence, des informations véridiques, pertinentes. S'exprimer sur ce que l'on connaît bien, dans les domaines où l'on pense avoir une légitimité. C'est d'autant plus vrai sur un blog, il faut qu'il y ait un apport ou un service utile, sinon les gens n'iront pas.
Etre authentique, c'est très important. Ne pas manipuler. Etre solide dans sa déontologie personnelle.
Professionnellement, les réseaux sociaux ont un sens quand on est dans les métiers de la communication ou que l'on veut toucher un public particulier. Avant on essayait d'attirer vers des sites, maintenant il faut aller là où sont les personnes.
Enfin une communauté d'entreprise a d'autant plus de force à l'extérieur qu'elle trouve sa source en interne, dans les conversations qui ont lieu sur l'identité, les valeurs, certaines particularités ou actions que les salariés apprécient et souhaitent souligner.
11:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, meryem le saget
10.04.2009
Ma prise de notes, 7 avril, par Didier Saco
quelques mots /
la sérendipidité / attitude et aptitude qui relèvent à la fois de la chance, de la stratégie, de la patience et de l’intuition et trouvent leurs terrains d’exercices au passage d’un site à un autre, d’une idée à une autre, d’un projet à un autre, talent qui nous est familier dans l’exercice de nos métiers
la sérendipidité a son site, son bloc et sa famille proche, la résilience, “l’art de naviguer dans les torrents”, selon boris cyrulnik
serendipidite.fr
serendipidite.blogspot.com
le réseautage / mot plus simple que chacun d’entre nous exerce, intra et extra blogs
sauf que le blog réseautage a deux règles :
- plus on donne et plus on reçoit
- plus on réseaute et plus ça marche
en clair, réseauter du bout des doigts n’est pas recommandé : il faut, si résultats attendus, y consacrer du temps
twitter / les réseaux ne relèvent pas du virtuel mais de la vraie vie et sont comme nous avec les restaurants / on y va un peu, on y va beaucoup, on y va beaucoup beaucoup, puis on y va moins et parfois, après, on n’y va plus du tout
twitter est le réseau hype aujourd’hui, certains le trouvent ennuyant, d’autres passionnant et, quant à facebook, les jeunes le quitteraient par centaines chaque jour / aujourd’hui
le vire, le sel : ce sont des monnaies, virtuelles, créées dans la dynamique des réseaux et utilisées par des pays / l’argentine, la suisse et par des entreprises, en parallèle des monnaies réelles / l’objectif est de construire une identité communautaire / la monnaie virtuelle devient ciment d’un groupe déterminé et offre une stabilité, face à un environnement qui l’est moins
la réalité commentée / c’est l’objectif majeur des usagers des blogs : trouver un écho à ce qu’ils ressentent / vivre et revivre un événement / c’est tout autant l’objectif des marques qui installent des réseaux / conforter plutôt que conquérir, informer plutôt que disturber
15:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, didier saco
Ma prise de notes, 7 avril, par Olivier Covo
Conversations en cours…
Media de l'intime ?
A l'origine, la nature d'un blog était de partager une forme d'intimité avec des personnes que l'on connaissait ou pas. Ce journal intime pas très intime proposait des histoires que l'on savait exposées aux yeux de tous. Une forme de théâtralisation de sa personne en ligne. Les informations proposées peuvent développer un intérêt commun avec d'autres internautes. C'est à partir de ce moment que se crée l'audience puis éventuellement la communauté. Cela correspond aux aspirations profondes qui consistent à aller du "Moi je" vers le "Moi Nous" comme le raconte très bien Françoise Bonnal dans son livre "La ré-alliance". On veut participer en tant qu’individu à la construction du groupe. Devenir un acteur de la communauté. Ce principe de "l'intimité" partagée est très présent chez les jeunes, on le voit avec la réussite de plateformes comme "Sky Blog". Il touche progressivement de plus en plus de monde dans toutes les couches de la population. On a vu apparaître des "serial" blogueurs qui pratiquent le point de vue d’expertise et qui par leurs multiples liens construisent des réseaux d'influence. Ils deviennent alors progressivement des influenceurs.
Cette relation que je nommerais par convention "d'intimité" devient bien rapidement une relation basée sur un intérêt commun notamment lorsque l'on rentre dans la sphère professionnelle. Les marques recherchent de la proximité avec leurs consommateurs. Et il existe plein de dispositifs interactifs pour créer cette proximité : Tchat, Forum, réseaux…
Le Blog est-il alors le meilleur outil pour créer de la proximité ? Une marque est-elle légitime pour développer de l’intimité ?
15:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, olivier covo
Ma prise de notes, 7 avril, par Antonella Vuerich
Le terme de buzz monitoring qui sous tend un contrôle est contradictoire avec le principe du blog qui est libre. En fait on ne peut pas contrôler les choses. 70% de ce qui se dit sur une marque sur internet échappe aux marques. Il se crée aujourd’hui 2 blogs par seconde dans le monde. Si la marque a une actualité, internet est une caisse de résonance. Si une marque n’est pas totalement transparente sur la toile alors en retour il se produit un effet boomerang très négatif qui échappe à la marque.. Il faut regarder ce qui se passe et comment ça évolue car on ne peut pas créer de communauté mais simplement se greffer sur une communauté existante. Une marque peut alors interagir en dehors de son site, mais pas seulement sur internet, sur les mobiles également… Ce qui est important c’est de trouver des opportunités pour débusquer des réseaux et se connecter avec des publics au moment où ils sont réceptifs.
Les marques doivent être respectables et engager un dialogue honnête et humain. Elles ne peuvent aller sur les réseaux sociaux uniquement quand elles sont prêtes. Les valeurs pour créer une relation durable sont authenticité, spontanéité, régularité. Nous sommes arrivés dans un monde gigantesque où les blogs permettent de se retrouver, de se rencontrer et de retrouver une communication entre citoyens et contributeurs en toute transparence.
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Ma prise de notes, 7 avril, par Xavier Tassin
Autour de la marque.
1er constat : les blogs de marque se sont développés en concomitance avec les évolutions récentes des moyens techniques (permettant les blogs) et de la communication corporate, l’entreprise s’appuyant sur de nouvelles valeurs : charisme du dirigeant, position sur les débats sociétaux, prises de parole directes.
2ème constat : le blog permet de rentrer à l’intérieur de la marque. Le blog de marque se doit donc d’être crédible et légitime pour celle-ci. Le blog lancera une discussion autour et au sein de la marque, sachant qu’une marque ne se contrôle pas mais se partage et se construit aussi par son expertise. Attention donc aux interventions de la marque qui risquent de se déséquilibrer le blog et faire partir ses membres.
3ème constat : les champions du blog sont les blogs des « iques » ou de « femmes ». Les bloggeuses deviennent de vrais relais d’opinion.
Autour des outils de mesure.
Pour suivre l’opinion sur les blogs, il faut identifier 3 points : qui ? Avec quoi ? Pourquoi ?
Qui : l’avantage des blogs permet l’identification rapide de l’auteur. Débat sur les utilisations des informations à des fins privées ou professionnelles (cf. le contenu du fichier Alice et les informations exploitables à partir de Facebook ou autres !!)
Avec quoi : du forum, lieu de papotage aux réseaux sociaux, véritables sites communautaires en passant par les sites de « e-commerce » et surtout les sites associés aux médias (véritables niches de discussion et d’échanges)
Pourquoi : les blogs sont avant tout vécus par des passionnés ou des personnes aimant partager. Ne jamais oublier ces caractéristiques. Enfin, l’identification des passionnés bloggeurs permet de s’appuyer sur de véritables ambassadeurs de la marque sous réserve que les informations fournies par la marque restent crédibles et légitimes.
Les outils d’analyse existent aujourd’hui pour obtenir des résultats à chaud immédiats en cas de besoin et ce directement par l’entreprise en direct.
14:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, xavier tassin

