27.01.2011

Vidéo du dîner Tortue Bleue du 17 janvier 2011: Axel Ganz

Voici la vidéo du dernier dîner de la Tortue Bleue, 17 janvier 2011, qui avait alors pour thème :

"La révolution media est en marche" avec Axel Ganz.

24.01.2011

PARISBERLIN Février 2011 : feed-back sur la soirée "la Révolution Media avec Axel Ganz", vue par Olivier Breton, directeur du magazine.

all contents,olivier breton,axel ganz,parisberlin« LA RÉVOLUTION MÉDIA EST EN MARCHE, ACCROCHEZ VOS CEINTURES ! »

Lors d’une soirée-débat du think tank parisien La Tortue Bleue, le 17 janvier à Paris, Axel Ganz, ancien dirigeant de Prisma Presse, fait l’état des lieux des médias sans oublier d’évoquer les défis qu’ils auront à affronter.

Aujourd’hui, non seulement les médias ont changé mais aussi les consommateurs et surtout, ils continueront à le faire. Le secteur des médias subira de profonds changements, un vrai « chamboulement » selon Axel Ganz et il s’agit là de changements structurels. Le paysage médiatique n’a jamais été aussi vaste, all contents,olivier breton,axel ganz,parisberlinaussi abondant qu’aujourd’hui. Mais il faut savoir que malgré cette richesse, il n’y a aucune chance de séduire le consommateur si le produit ne lui plaît pas, dit Axel Ganz et déclare la mort du lecteur classique. Il s’agirait aujourd’hui plus d’un nomade média qui consomme les médias de façon transversale, selon ses goûts. Le nomade connaît tout, il essaie tout mais finalement, il ne consomme pas ce qui ne lui plaît pas. L’offre médiatique augmente en permanence, aussi grâce aux nouveautés techniques, et tous les nouveaux magazines, les nouvelles applications essayent d’attirer le consommateur.

Quels sont donc les défis, les risques et les opportunités pour les médias dans la bataille autour de l’attention du consommateur ?

L’information étant accessible un peu partout, elle risque d’être banalisée. C’est pourquoi les journaux sont obligés de créer des contenus uniques et singuliers pour pouvoir rester compétitifs. D’après Ganz, la radio subira probablement les moindres changements tandis que la télévision en subira les plus importants. L’arrivée de la télévision hybride transformera les salons dans de vrais centres de travail, communication et loisir et cela obligera les chaînes de réagir plus rapidement aux besoins et aux souhaits du spectateur. Internet, le média le plus technologique et le plus nouveau, subit actuellement un certain désenchantement après des années d’euphorie. Les réseaux sociaux, les plateformes commerciales et les moteurs de recherche mis à part, le net n’arrive pas à un énorme succès. Les efforts de la part des éditeurs sont longs et les investissements sont importants. Mais selon Ganz, la gratuité met en danger les contenus de qualité car les internautes préfèrent toujours les offres gratuites.

À quoi ressemblera alors le marché de demain ?

Dans l’année 2020, chacun aura au moins un support mobile dont 80% avec une connexion à haute définition, prédit-il. Par conséquent, le consommateur aura à tout moment accès à des contenus médiatiques et les différents acteurs seront fortement concurrencés les uns par les autres. Ils devront être très attrayants pour que le consommateur soit prêt à payer pour des offres de bonne qualité.

Le plus important d’après Axel Ganz, c’est de combattre la gratuité afin de pouvoir continuer à fournir des contenus de qualité. Autrement, l’information serait banalisée et le marché risquerait d’être détruit.

 

Olivier Breton, Président All Contents & All Contents Presse
Membre Administrateur de La Tortue Bleue
www.magazine-paris-berlin.com |  www.allcontents.com

Source : http://www.magazine-paris-berlin.com/index.php?option=com...

19.01.2011

Feed-back sur la soirée "la Révolution Media avec Axel Ganz", vue par Nicolas Dziopa de l'agence "Reymann Communication".

Axel Ganz, surnommé le tigre de papier, est venu à la rencontre de La Tortue Bleue. Le créateur de titres phares de la presse mag comme Capital, Femme Actuelle, Voici, Télé2semaines ou d’autres succès de Prisma, a évoqué le paysage média de demain.

 

Lost in translation
Herr Ganz parle d’un brouillard, dans lequel sont actuellement plongés les médias. Un épais voile d’incertitude qu’il ne lie pas à la crise, mais plutôt à des aspects structurels.
D’une voix enrouée par un rhume suédois, le patron de presse né en 1937 annonce : “le temps disponible des consommateurs nomades pour lire, écouter, jouer (il intègre les jeux vidéo, pas forcément comme média, mais comme concurrent, en tant que consommateur de temps) est limité. Une journée ne fera pas plus de 24h et face à cette contrainte, l’offre est pléthorique. Le nouveau consommateur est difficile à séduire.” 

De plus en plus de médias, un seul pouvoir d’achat

La PQR et ses deux soucis majeurs :
1. le contenu
2. la distribution.

1. Hier, comme disait encore Jean-Louis Servan Schreiber au récent TEDx Paris, une nouvelle mettait 10 jours pour aller de Paris à Marseille. Aujourd’hui, le contenu est partout instantanément et sa présentation sans valeur ajoutée, sans enquête ou sans analyse ne vaut plus rien (au sens propre et au sens figuré).
La bonne nouvelle pour la PQR : la télé locale est trop chère à produire et ne devrait pas remplacer le quotidien papier.

2. La France est sous-équipée en matière de distribution. Oui, ça fait mal de se faire renvoyer dans les cordes ainsi, mais les chiffres sont là.
• France : 32 000 points de vente et aucun titre vendu hors du réseau kiosques…
• Allemagne : 110 000 points de vente (dont 60 000 disposent réellement d’une offre très riche) et des lieux de vente proches des lieux de consommation, comme les boulangeries… Axel Ganz est persuadé que limiter les occasions de contact entre presse et public, revient fatalement à réduire la diffusion…

La radio. Sans concurrence réelle, sans problème critique, dans le monde du tigre, tout baigne ON AIR.

La TV. Dans l’univers de la boîte à images et du temps de cerveau disponible, la principale inquiétude provient de la multiplication du nombre de chaînes.
Grâce aux solutions de VOD, les téléspectateurs ont de moins en moins besoin des chaînes en tant que diffuseurs/programmateurs. Les chaînes perdent également de leur attractivité pour les annonceurs, les rentrées de cash baissent et par conséquent, les moyens des chaînes pour produire du contenu exclusif et intéressant disparaissent.
Ce cercle vicieux de la perte d’attractivité est la BIG ISSUE pour la télé.

Hier, (en 2000) on parlait de convergence avec un peu d’avance chez Bertelsmann.
Mais la convergence média… on y est ! Balayant rapidement la télé 3D comme un simple gadget peu ergonomique, Axel Ganz évoque la TV hybride. Avec une télécommande qui est un véritable ordinateur, vous regardez un programme, vous interagissez avec lui, les autres spectateurs (via des solutions comme Jakaa) ou avec les spots de pub (si vous ne les zappez pas directement, mais c’est un autre sujet).
[Une remarque en cours de route et je redonne la parole au tigre : la réussite de ce type de téléviseur suppose une attitude active face à son écran VS le zapping en mode couch potatoe.]

GU€RR€ CONTR€ L€ GRATUIT
Au moment où Axel Ganz a évoqué ce sujet, les “modernes” ont secoué la tête en soufflant “combat d’arrière-garde”, “bataille perdue” et les “anciens” ont opiné vigoureusement du chef…

Les 10 points clés de l’ex homme fort de chez Prisma :
1. La pub online ne paie pas assez pour générer des revenus permettant de créer un contenu que les internautes seraient prêts à payer.
2. Les nouvelles tablettes façon iPad et consorts (quand bien même une 40aine de modèles sont attendus cette année) ne seront pas la panacée.
3. Il est indispensable de gagner de l’argent, pour pouvoir créer un contenu premium et un contenu free.
4. Le contenu doit être unique vs la répétition, les marronniers…
5. La forme, l’ergonomie, l’attrait graphique et la lisibilité prennent une place de plus en plus forte, quasi à égalité avec le fond.
6. Un contenu basé sur une marque forte (marque média) agit comme un phare, attire des lecteurs et permet de bénéficier de plus de liberté pour proposer un contenu qui fait la différence (Springer = 3 millions d’exemplaires par jour)
7. Un prix “accepté”.
8. Des facilités de paiement (il n’est pas question d’acheter son quotidien en 3X sans frais, mais bien de permettre aux lecteurs de bénéficier facilement de leur contenu on ou offline, sur le support de leur choix).
9. Un accès techniquement sans faille, surtout pour les versions payantes. Le lecteur n’est pas prêt à accepter un bug de chargement récurrent ou une lenteur liée à trop faible charge serveur.
10. Une prise en compte des réseaux sociaux, survalorisés en Bourse, pour prendre la température, être réellement à l’écoute et tirer le meilleur parti de l’engagement consommateur.

Et demain ?
Ayant participé à un groupe de réflexion, projection, anticipation ou autre divination, Monsieur Ganz nous livre une vision d’un futur potentiel.
“Chaque être humain aura au moins un support mobile de communication”
“Apple aura perdu sa position monopolistique et sera entouré par 3, 4 opérateurs” (Jobs & Jobsettes Junior, à vos marques, prêts ?)
“La radio et la télé feront toujours partie du paysage”
“La presse ne pourra être sauvée que par la qualité. Une sorte de Darwinisme aura raison des gratuits sans valeur ajoutée.”
“Les tablettes combineront le meilleur des deux mondes entre print et digital”
RDV en 2020.

 

Conclusion
Axel Ganz reste lucide, affûté et optimiste. Il est persuadé que la création de contenu exclusif est la clé de la réussite et surtout, qu’il faut prendre le risque maintenant ! Il faut y aller avant que toute confiance soit évanouie, que la frilosité gagne trop de terrain et assèche toutes les initiatives.
Ainsi, sur les conseils du Tigre de papier, hâtons-nous de toujours avancer, même lentement, comme la Tortue Bleue.

 

Nicolas Dziopa, concepteur rédacteur
Membre de La Tortue Bleue
http://www.reymann.com |  http://reyveille.reymann.com  http://twitter.com/reymanncom

Source : http://reyveille.reymann.com/?p=5579

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Opération Post-It. Sans modération !

Pensées receuillies sur Post-It, à la suite de la rencontre Tortue Bleue du 17 janvier 2011 avec Axel Ganz sur "La révolution media".


POUR MOI, CE SOIR, PRENDRE UNE LONGUEUR D’AVANCE, C’EST…

 

"Prendre en compte l’impact de l’artistique dans la lecture des contenus, et se souvenir que l’accessibilité de l’information est aussi importante que le contenu."

"Inventer dans le secteur des médias des choses suffisamment désirables pour que des gens soient près à les payer, à la manière du cinéma qui est une véritable machine à rêves."

"Chercher à trouver comment conjuguer confidentialité et personnalisation du contenu pour le client, qu’il soit lecteur presse ou multimédia."

"Prendre en compte l’importance du modèle économique dans les médias aujourd’hui."

"M’informer encore et toujours, par toutes les sources qui me sont disponibles !"

"Mieux s’informer pour affronter toutes les révolutions de la communication."

"Think different / Be creative / Not to be afraid to fail."

"Avoir l’esprit ouvert aux nouveaux comportements pour mieux anticiper les médias du futur."

"Avoir – enfin – la possibilité d’être politiquement incorrect !"

"Ralentir pour mieux réfléchir…"

"Rester optimiste en se souvenant que, si le nouveau modèle de la presse est à inventer, le besoin reste existant."

"Accepter que ce soient les nouveaux médias qui créent les nouveaux usages."

"Continuer à acheter son quotidien tous les matins !"

"Réaliser que 2020, c’est déjà presque aujourd’hui !"

06.01.2011

La Tortue Bleue lundi 17 janvier 2010 avec Axel Ganz

Chers Amis de La Tortue Bleue,

En 2011, il sera encore nécessaire de prendre une longueur d'avance pour décrypter ce monde qui vient et prendre les bonnes décisions ! Très bonne année à chacun et à vos proches.

En cette période, nous constatons tous que l'évolution des médias est fortement impactée par les conséquences des applications numériques. Cela nous oblige à reconsidérer de nombreux dispositifs opérationnels de la communication. Décoder les changements en cours est indispensable pour construire, inventer, des dispositifs efficaces.

Pour nous éclairer et prendre une longueur d’avance, La Tortue Bleue est heureuse d'accueillir Axel Ganz. Nous avons plaisir à vous convier à notre prochaine rencontre (attention au changement de date, soirée initialement prévue le 24 janvier....) :

Lundi 17 janvier avec Axel Ganz
"La révolution media est en marche, accrochez vos ceintures !"

Après avoir créé et animé avec succès le groupe Prisma Presse, être intervenu aussi bien en France, en Allemagne qu’aux Etats-Unis, Axel Ganz est reconnu comme un expert exceptionnel du monde des médias. Il intervient aujourd’hui comme consultant auprès de grands groupes de communication internationaux.

 

Comme d’habitude cela démarre à 19h30 pour se terminer avant 23h, et c'est à l'Aéro-Club de France, 6 rue Galilée, Paris 16ème.

Inscrivez vous par retour d'email à notre déléguée générale Laurence Delporte, ldelporte@blog-latb.fr

Participation à envoyer par chèque à l'ordre de «La Tortue Bleue». Une facture vous sera envoyée après la manifestation. Attention, si vous changez d'avis, à partir du mercredi 12 janvier une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.

  • Tarif membre : 50 € TTC
  • Tarif non-membre : 75 € TTC

 

Alors, si comme nous, vous trouvez qu’il importe de créer un « espace » de rencontres et partages entre professionnels et ainsi stimuler l’efficacité de chacun... merci de nous contacter pour plus d'information.

A très bientôt !


Laurence Delporte, ldelporte@blog-latb.fr
Déléguée Générale de l'association La Tortue Bleue.

09.12.2010

Vidéo du dîner Tortue Bleue du 6 décembre 2010 : Jean-Noël Kapferer

Voici la vidéo du dernier dîner de la Tortue Bleue, 6 décembre 2010, qui avait alors pour thème :

"Le N'importe quoi Branding" avec Jean-Noël Kapferer.

Feed-back sur la soirée "Kapferer et le n’importe quoi branding", vue par Nicolas Dziopa de l'agence "Reymann Communication".

Brand Master.

Quand Jean-Noël Kapferer se lance dans le grand bain de la marque, il est aussi à l’aise que Kelly Slater face à un mur d’eau de 10 mètres à Hawaï.
(NDLR : Slater est le premier surfeur à avoir remporté 10 fois le titre mondial.)

Il pense, respire et raisonne “marque”, en tentant de son propre aveu, d’apporter autant de rationalité que possible...

Résultat, quand ce professeur d’HEC définit la marque, voilà ce que cela donne :
“Une marque est une survaleur, qui allie objectifs marketing et financiers... C’est un nom qui a un pouvoir symbolique fort, mobilisateur et générateur de cash... À ce titre, et parmi tant d’autres, Courchevel et Portofino SONT des marques.”

Selon JNK (appelons-le ainsi pour plus de commodité, même si son site laisse à penser qu’il se contenterait certainement de la seule lettre K), la corporate identity a laissé place à la corporate brand. L’extension du domaine de la marque se poursuit vers des sphères rarement atteintes et, dans un futur plus ou moins proche, ce dernier devra peut-être s’étendre jusqu’à des zones jusque-là réservées à l’État (Les ambulances sponsorisées et autres services publics brandées de Jean-Christophe Ruffin évoquées dans Globalia seraient-elles pour bientôt ?..)

 

La marque existe dans un monde de libéralisme.

Elle s’y épanouit par et contre d’autres marques. Ceci à tel point que lorsqu’une marque perd sa position d’alternative par rapport à son ou ses concurrents, elle perd son intérêt. Sa personnalité n’est plus le pendant d’une autre, mais une identité qui risque de se vider de sa substance dans un grand néant.

Ainsi, Nike a besoin d’Adidas, Apple de Microsoft, Google de Bing, et Facebook de Diaspora… (la firme de Marck Zuckerberg a été jusqu’à investir massivement dans ce projet “ennemi”)

 

La marque est une force.

Elle est un repère qui permet de classer des produits, des institutions, des villes et des pays.

Londres a eu son “brand director” en la personne de John Ross, qui a dit “Nous ne luttons pas contre Paris. Cette bataille est gagnée depuis longtemps. Notre concurrent, c’est New-York.” (John Ross fut le conseiller de Ken Livingstone, ex maire de Londres, et est actuellement professeur à Shanghaï)

La capitale de la perfide Albion versus la Grosse Pomme serait donc le combat des chefs, pendant que la ville Lumière n’aurait qu’une obscure position de marque en perte d’attractivité ? Le (prétendu) mot de Cambronne me monte aux lèvres.

Il semble que les Anglo-saxons aient pris le parti de considérer leurs pays comme des marques. Avec des cibles, des promesses : « U can » ou « The true North, strong and free » pour le Canada, « Scotland with style » pour Glasgow, des objectifs et des moyens ; “Restore our image to bring business back” a dit Colin Powell à Charlotte Beers, ex JWT et Ogilvy (surnommée un temps la femme la plus puissante du monde de la publicité) qui a eu la tâche de “vendre” l’image de l’Amérique à l’international.

 

La MARQUE PAYS, nouvel étendard.

Sans revenir sur l’epic fail lors du lancement du site France.fr, voici la campagne de promotion de l’Hexagone.

La marque pays est une initiative qui consiste à prendre le contrôle de son image (rien à voir avec l’identité nationale) et à définir une plate-forme de marque qui permette de concourir au niveau planétaire.  Aujourd’hui, la “marque” France s’articule autour du tourisme, du luxe, de la gastronomie, de la culture, de l’aviation, de l’amour, de notre “caractère”, de l’automobile… Il est intéressant de voir que l’on a choisi dans ce cas de faire parler des personnages emblématiques d’autres pays, comme si nous exercions une formidable force d’attraction… De plus, cela nous permet de gommer un peu notre image d’arrogants auto-satisfaits, puisque ce n’est pas nous qui disons du bien de nous… (qui a dit que l’enfer c’était les autres ?)

JNK nous dit la chose suivante : pour promouvoir une marque pays, ne luttez pas contre les stéréotypes positifs (dans notre cas, baguette, art de vivre, etc). Considérez-les comme des acquis qui forment une base solide, sans les dénigrer, et concentrez-vous sur les points moins connus, moins évidents ou plus innovants de votre marque, pardon, de votre pays. Tenter à tout prix de se passer des stéréotypes peut ralentir la compréhension, augmenter la confusion, vous couper du socle positif sur lequel vous reposez et être contre-productif. (Pourquoi diable se priverait-on de la formidable image du vignoble bordelais et de ses créations, pour promouvoir la ville de Bordeaux ?)

 

L’histoire des marques avec Jean-Noël Kapferer ne s’arrête jamais…

Du CIO, reconnu par les Nations-Unies comme une institution, qui refuse que l’on parle de marketing en parlant des JO (l’important c’est de participer, souvenez-vous) à Beckham, en passant par Bilbao, cette ville minière marquée et “sauvée” par son Guggenheim, ou le Musée Guimet qui pourrait devenir simplement Guimet pour évoluer et élargir son “offre” plus confortablement (restaurant, spa, cours ou autre…)
La marque est un vecteur de business, un repère pour les entreprises et leurs clients et enfin, une composante indissociable du monde libéral dans lequel nous vivons.

Pour finir, une dernière citation de Mister K : “Si les marques n’ont plus une simple identité (corporate, graphique) mais une vraie personnalité, elles peuvent donc être considérées comme des personnes… Par retournement, on peut donc en conclure que les personnes peuvent être des marques !”

 

Bienvenue dans le monde du “n’importe quoi branding…”

Et maintenant, il ne vous reste plus qu’à faire part de vos re-marques.

 

Nicolas Dziopa, concepteur rédacteur
Membre de La Tortue Bleue
http://www.reymann.com |  http://reyveille.reymann.com  http://twitter.com/reymanncom

Source : http://reyveille.reymann.com/?p=5387#more-5387

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19.11.2010

La Tortue Bleue lundi 6 décembre 2010 : Le n'importe quoi Branding

Chers Amis de La Tortue Bleue,

La marque est progressivement devenue un bon moyen pour exprimer et différencier l'entreprise, ses produits, ses services et maintenant encore bien plus !

A travers son expression anglo-saxonne, on assiste dans certains cas au n'importe quoi branding (design-branding, management-branding, green-branding, formation-branding, media-branding, jusqu'au personal branding...) Si certaines associations ont du sens, on peut se demander si ces liens systématiques ne risquent pas d'affaiblir un dispositif inspirant qui est au cœur de notre activité ?

Aussi, pour retourner aux fondamentaux, faire le point sur les conséquences de ces évolutions et sur l'utilisation des "best practices", nous avons plaisir à vous convier à notre prochaine rencontre :

Lundi 6 décembre : Le "n'importe quoi branding" !
Ou jusqu'où la marque peut-elle servir de référent ?

Nous recevrons Jean-Noël Kapferer, consultant international, professeur à HEC et auteur de nombreux livres de référence sur la marque. www.kapferer.com

 

Comme d’habitude cela démarre à 19h30 pour se terminer avant 23h.

Alors, si comme nous, vous trouvez qu’il importe de créer un « espace » de rencontres et partages entre professionnels et ainsi stimuler l’efficacité de chacun... merci de nous contacter pour plus d'information.

A très bientôt !


Laurence Delporte, ldelporte@blog-latb.fr
Déléguée Générale de l'association La Tortue Bleue.

26.10.2010

Feed-back sur la soirée "Réseaux Sociaux", vue par Nicolas Dziopa de l'agence "Reymann Communication".

Communautés, réseaux sociaux : j’y vais, j’y vais pas, j’y suis déjà !

On parle beaucoup de créer des communautés pour les marques, pour les labels, pour les initiatives de tous poils, mais une communauté ne se crée, ni ne se décrète.
Elle existe et c’est déjà pas mal ! Peut-être à un stade archaïque, confus… Elle est éventuellement équipée de façon rudimentaire, désorganisée, mais elle existe. L’objectif pour une marque est de s’intégrer, de fédérer, voire de donner les moyens à une communauté d’émerger.

Si les amoureux de la pêche à la mouche dans le Montana souhaitent échanger des polaroïds de leurs prises par voie postale, qui êtes-vous, Dircom ou Responsable du compte d’une marque de leurres de pointe, pour leur dire qu’il faut devenir fan sur ilovemouche.plouf et pis fé tout ? (Et Facebook est loin d’être la seule alternative. Cf la tentative de cartographie des forums francophones)
Quand une communauté existe (au stade fœtal ou postal, peu importe), il convient de la fédérer, de s’y inviter humblement, voire mieux, d’y être invité, ou encore de responsabiliser des clients super fans, comme Coca l’a fait pour sa page facebook. (15 millions de fans au moment où j’écris…)

“Parler de communauté sans pratiquer, c’est comme conduire une voiture en connaissant uniquement le code de la route”. Jean-Maxence Granier, Dir associé et fondateur de Think Out.

La formule presque magique pour éviter de se prendre les pieds dans le tapis est : BON SENS + RESPECT.  

Car NON, en tant que marque, je ne m’adresse pas aux membres d’une communauté où je débarque, comme si nous étions potes à la vie à la mort depuis des siècles. NON, je ne tente pas d’acheter tout le monde avec trois goodies à deux balles en espérant un retour de folie et du cash plein les poches en 5 sec. Vous ne le feriez pas avec vos clients sur votre lieu de vente... Pourquoi travestir votre discours online ?

Dans les communautés ou sur les réseaux sociaux, les personnes qui acceptent de se mettre en scène plus ou moins anonymement et plus ou moins honnêtement pratiquent une forme d’extimité. Ils partagent des choses qui les touchent, avec des individus ou des marques avec lesquelles ils ont des affinités, sans avoir à gérer de rapports réels ou impliquant d’autres domaines que ces affinités.
Ce qui renforce cet effet, c’est la propension du réseau social à placer l’individu au centre. Chacun se sent au cœur de son réseau d’amis… se disant “ils sont tous tournés vers moi, ils attendent mes photos, ils vont verser une larme devant l’échographie de mon junior“, bref, “I’m the king of my world...”

LA NOUVELLE DONNE DE LA SYMÉTRIE CONVERSATIONNELLE
Exit le rapport émetteur récepteur vertical où la marque parle et où moi, en tant que consommateur, je dois me fendre d’une lettre qui mettra 6 mois à arriver à tarif lent pour me plaindre du fait que ma boîte de haricots contenait une souris. Aujourd’hui, que je sois l’heureux possesseur d’une souris saveur haricots du jardin, ou que je sois horrifié par la vision de Mickey en boîte, il me suffit de photographier la bête et de me lancer à l’assaut de la marque, dont je vais attendre une réponse quasi instantanée.
Ce NEW DEAL, certaines sociétés de services l’ont bien intégré. Aux USA, ce sont 2000 employés de Best Buy (une chaîne de magasins de bricolage), qui peuvent vous répondre quand vous posez une question via leur compte twitter. Du coup, vous restez en contact, vous êtes aidé par une marque qui est à l’écoute… (Note : twitter est un réseau qui permet d’échanger des messages de 140 caractères, et de s’adresser à toute personne présente sur ledit réseau. Pour plus d’info, rdv chez les digitaleux.)

ALORS, POUR UNE MARQUE, J’Y VAIS OU J’Y VAIS PAS ?
En vérité, la question n’a pas vraiment de sens. Il n’est pas question pour une marque de se dire “Non merci, moi je ne souhaite pas être sur les réseaux sociaux.”
Elle y est déjà, puisque ses clients y sont, tout simplement.
Alors, aux marques qui paniquent, aux marques qui se disent qu’elles ne sont pas assez sexy pour être online, pour être crédibles ou pour avoir autant de choses “passionnantes” à dire qu’Apple, Agent Provocateur ou Nike, dites-vous bien que souvent, vos clients ont des besoins, des attentes et des questions très terre à terre… Si vous n’êtes pas là pour les aider, après avoir développé des trésors d’ingéniosité marketing pour les attirer à vous, que vont-ils penser ?

IL FAUT S’ADAPTER
Les consommateurs de votre marque n’ont pas forcément envie de parler des mêmes sujets que la marque. Il faut le prendre en compte. L’accepter et enrichir votre plan de com’ en fonction.
Quand Generali sponsorise Jean-Louis Étienne et crée une page facebook au sujet de sa nouvelle aventure en ballon, les fans les plus fervents sont des aérostiers, des marathoniens no limits, des écolos, des passionnés d’aventure… Du coup, lorsque que Carole Babin-Chevaye, responsable communication numérique corporate chez Generali, a tenté un commentaire légèrement “produit”, la sanction a été immédiate. Des messages ont afflué en disant “STOP ! Pas de ça ici !” Ce qui est quand même formidable. L’appropriation des utilisateurs était si forte que la marque créatrice a dû se faire très discrète, au profit de l’action qu’elle soutenait…

FAITES PLACE AU CORYPHÉE
Dans la tragédie grecque, les héros sont sur le devant de la scène et le chœur, au fond. Par moment, un membre du chœur s’avance et se retrouve au même niveau que les héros : c’est le coryphée. Aujourd’hui, chaque membre de votre communauté de marque, chaque client, plus ou moins influent, peut prendre cette position, que vous soyez une PME d’Ardèche ou un membre du CAC40. Il faut en prendre conscience et le considérer comme étant une bonne nouvelle. (Pas toujours évident à gérer, cf Nestlé et l’huile de palme ou Gap et son nouveau logo, mais néanmoins passionnant…)

COMBIEN DE PERSONNES DANS UNE COMMUNAUTÉ ?
Une fois encore, pas de règles gravées dans le marbre... Lors d’un dîner chez vous, pour que le dialogue reste gérable et que l’on puisse prêter attention les uns aux autres, comme a dit le poète, “Jamais moins que les Grâces, qui étaient trois, jamais plus que les Muses, qui étaient neuf”.
Sur les réseaux sociaux, certaines études estiment que 150 était un chiffre qui permet de se sentir exister (en tant que membre) et offre la possibilité d’être reconnu au sein du groupe (pour peu que l’on soit actif au sein dudit groupe). Alors oui, il y a des “communautés” de fans de marque qui atteignent des millions de membres, mais à partir d’un certain stade, il s’agit plus d’un effet de groupe, une manière de dire j’en suis, même si je ne participe pas concrètement, comme si vous signiez une sorte de pétition en faveur de X ou Y.

 

CONCLUSION TRÈS TRÈS OUVERTE

  • Ne craignez pas les communautés : grâce à elles, jamais les marques n’ont été en relation aussi directe et étroite avec leurs clients.
  • Elles sont une source non négligeables d’idées et d’informations sur l’expérience utilisateur (sans tomber dans le plan “c’est mes clients qui vont faire ma campagne de lancement parce qu’ils sont super LOL dans leurs vidéos Youtube”, il ne faut pas exagérer, mais dans certains cas, leur avis peut réellement faire la différence et pousser à l’amélioration)
  • En tant que marque, restez naturelle, honnête, respectueuse (ça paraît tellement “normal”, mais en vérité, il y a peu de marques qui arrivent réellement à installer un discours sincère…)
  • Sachez que cela prend du temps, demande une écoute active et implique un réel investissement €€€ ( NON, un stagiaire qui a 3000 “amis” sur facebook ne peut pas nécessairement gérer votre communauté)
  • Pratiquez ! Tentez sans prétention, sans malice et vous verrez, vos clients vous donneront des tuyaux, des avis et vous inviteront à débattre avec eux.
  • Le client est roi. Le client est R.O.I. Le client n’est ni virtuel, ni réel, il est là. À vous d’entrer en contact avec lui et de lui donner les moyens de créer un lien.
  • La critique est inévitable. Acceptez-la et adoptez la technique de l’huître (vous savez, celle qui transforme le grain de sable en perle)
  • Et maintenant, si vous souhaitez toujours vous lancer, je vous invite à lire cet article pour en savoir plus sur comment bien débuter…

 

Nicolas Dziopa, concepteur rédacteur
Membre de La Tortue Bleue
http://www.reymann.com |  http://reyveille.reymann.com  http://twitter.com/reymanncom

http://reyveille.reymann.com/?p=5077

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07.10.2010

La Tortue Bleue lundi 18 octobre 2010 : Veux-tu être mon ami ?

Chers Amis de La Tortue Bleue,

Les "réseaux sociaux" y aller ou pas ? Comment ? Pourquoi faire ?
Telles sont les principales questions que chaque entreprise se pose...

Pour y voir plus clair, notre prochaine rencontre :

Lundi 18 octobre : Veux-tu être mon ami ? ou les recommandations opérationnelles des meilleurs experts du moment !

Pour permettre plus d’interactions et enrichir le concept du classique dîner-débat*, La Tortue Bleue vous  propose de choisir le thème qui vous intéresse le plus et ainsi diner avec un expert opérationnel... Ensuite, à mi-repas, les experts changeront de table pour vous apporter un autre témoignage. Enfin nous aurons le plaisir d'accueillir Jean-Maxence Granier, Directeur associé et Fondateur de Think-Out, qui nous éclairera sur le sens que donne notre société à la création de ces nouvelles communautés.

Comme d’habitude cela démarre à 19h30 pour se terminer avant 23h.

  1. Catherine Ertzscheid, Auteur de Le Community Management, stratégies et bonnes pratiques pour interagir avec vos communautés, 2010 : « Comment réagir face à des informations négatives qui pénètrent la toile ? »
  2. William Ory, Consultant e-PR chez Wellcom : « Chaque entreprise peut-elle créer sa communauté ? »
  3. Philippe Pinault, Fondateur et Directeur associé de BlogSpirit : « Le rôle des blogs pour animer une communauté. »
  4. Véronique Reille-Soult, Directrice Générale Groupe Hopscotch : « Comment gérer la réputation de sa marque via les réseaux sociaux ? »
  5. Benoit Faverial, Directeur Conseil chez Publicis Consultants Net Intelligenz : « Les réseaux sociaux ou les nouveaux influenceurs des journalistes ? »
  6. Gregory Pouy, Directeur Media/Contact de Nurun : « Quelles règles pratiques pour bien gérer sa communauté ? »
  7. Fabrice Arsicot, Directeur de Ligaris e-comm' : « Comment mesurer l'efficacité de la communication auprès des réseaux sociaux ? »
  8. Lionel Fumado, Corporate Community Manager chez Orange : « Quelle gestion de l'e-réputation et de la communauté des e-influenceurs pour Orange ? »

 

 * La formule Tortue Bleue :

  • Un exposé général pour camper le décor.
  • 2 témoignages d’experts par table (entrée, plat) et ce sont eux qui changent de table à chaque plat !
  • Chaque table exprime à la fin du dîner « l’idée de la soirée pour prendre une longueur d’avance ».
  • Un blog, ou HUB, pour offrir une plate-forme d’échanges des professionnels : www.blog-latb.fr.

 

Le prolongement des rencontres :
Chaque intervention d’expert sera synthétisée sur le blog : www.blog-latb.fr
Le blog de La Tortue Bleue permet de trouver des infos pratiques et accueille des « posts » de ses membres…

 


Alors, si comme nous, vous trouvez qu’il importe de créer un « espace » de rencontres et partages entre professionnels et ainsi stimuler l’efficacité de chacun… merci de nous contacter pour plus d'information.

A très bientôt !


Laurence Delporte, ldelporte@blog-latb.fr
Déléguée Générale de l'association La Tortue Bleue.

20.09.2010

Vidéo du dîner Tortue Bleue du 13 septembre 2010 : "Trop Vite !" avec JLSS

Voici la vidéo du dernier dîner de la Tortue Bleue, 13 septembre 2010, qui avait alors pour thème :

"Trop vite !" avec Jean-Louis Servan-Schreiber.

15.09.2010

Feed-back sur la soirée Trop Vite, vue par Nicolas Dziopa de l'agence "Reymann Communication".

La Tortue Bleue, association créée par Bruno Paillet de conseils&annonceurs associés et quelques brillants acolytes, est facétieuse.
À l’heure de la rentrée, où chacun de nous s’apprête à repasser la 5e, elle invite Jean-Louis Servan Schreiber, fondateur du groupe l’Expansion, propriétaire joker de Psychologies Magazine et créateur d’un nouveau magazine Clés (n°1 en kiosque le 27 septembre), pour parler de son dernier essai “Trop Vite” et prendre le temps d’échanger sur ce dernier.

 

 

La première phrase de celui qui décrit le temps comme la valeur qui replace les hommes sur un pied d’égalité absolu (nous avons tous 24 heures dans une journée, qui que nous soyons) est la suivante : “Le 21e siècle, ce n’est pas le 20e avec des téléphones portables.” Jolie formule pour dire que les évolutions sont bien plus profondes que le simple bouleversement techno. Logique.

Emploi du temps et course contre la montre
En 1983, JLSS écrit “L’Art du temps”. 100 000 exemplaires plus tard, sa passion pour l’étude du temps et plus particulièrement de son emploi, le pousse à organiser des séminaires au sein de son groupe de presse, pour permettre à ses collaborateurs de mieux maîtriser leur emploi du temps (il confesse abhorrer le terme gestion).
Il ajoute, rieur, qu’il n’y a rien de plus absurde que de dire que l’on gagne ou que l’on perd du temps… On ne gagne, ni ne perd quelque chose qui avance, pour l’Humanité entière, à la même vitesse. Au mieux, on l’emploie avec plus ou moins de dextérité.

On ralentit !
Lorsque qu’une loco “fila” entre Paris et Saint-Germain-en-Laye, il y eut une véritable accélération de résultat. On allait alors beaucoup plus vite que n’importe quel cheval ! Puis tout d’un coup, après une course effrénée vers la vitesse (“nouvelle extase du monde moderne” selon Kundera), nous commençons à observer un ralentissement. Les avions et les bateaux de transports de marchandises réduisent leur vitesse pour réduire leurs consommations, des mouvements type slow food, slow ceci, slow cela voient le jour et pourtant l’impression d’accélération n’a jamais été aussi grande… C’est bien connu, nous n’avons plus le temps de rien.

Instant damné
Google vient de mettre en place un nouveau système, qui permet de faire apparaître, non plus seulement des suggestions de recherche, mais des suggestions de résultats au fil de la frappe : Google Instant. Cette évolution devrait permettre de gagner 2 secondes, sur une recherche de 9 secondes. À raisons de 3,5 milliards de secondes gagnées par jour, il y a donc moyen de gagner 11h de recherches par seconde… 11h gagnées par seconde. JLSS parle de poésie abstraite. D’aucuns diraient LOL.

Stop
Quelle est la conséquence de l’accélération de l’accès à l’information en tout genre : L’IMMOBILISME. En effet, pourquoi prendre la peine d’aller voir quelque chose qui est à portée de clic ? Pourquoi sauter dans un avion chaque semaine pour aller à la rencontre de ses associés, de ses actionnaires, de ses partenaires ou d’autochtones divers et variés ? Pourquoi ? Alors qu’il suffirait de se placer devant une caméra, montres synchronisées, et le tour serait joué. Moins d’avion, meilleur bilan carbone, moins de temps perdu en vol, plus de temps gagné au sol… NIET.
Nous restons des animaux sociaux, ayant besoin de relations sociales réelles. Ce n’est pas un hasard si les membres des réseaux sociaux ressentent à un moment le besoin de se rencontrer. L’isolation totale, non merci, même avec une connexion internet de folie.

Danger pour la démocratie ?
Dans “Trop Vite”, l’auteur annonce que les politiques sont à la remorque des médias. Il pose la question suivante : Comment imaginer qu’un politique, qui doit être partout où le feu se déclare, pour éviter d’être taxé de snobisme et de dédain envers le peuple, puisse réellement travailler ? IMPOSSIBLE.
Résultat, alors même que l’on réclamera toujours des négociations longues et des décisions rapides, c’est souvent le contraire qui se produit… et cela nous entraîne à prendre ou subir des décisions radicales en un clin d’œil, sans concertation… Pas le temps, il paraît. JLSS fait un parallèle avec une voiture dont la portée des phares se réduirait, à mesure que la vitesse augmente. Joyeuse perspective, n’est-ce pas ?

HAPPY END
Même si l’auteur de Trop Vite affirme qu’il y a un devoir de pessimisme, il ne peut s’empêcher d’imaginer une amélioration. Bien entendu, comme au 20e siècle, où la course au nucléaire avait fait craindre la fin du monde, il y aura (et il y a déjà) des victimes de nos manquements et de notre incapacité à maîtriser le temps (il est d’ailleurs intéressant de noter que nous ne maîtriserons jamais ni le temps physique, puisque nous continuons à mourir, inexorablement, ni le temps météorologique, dont nous subissons sans pouvoir vraiment, ni prévenir, ni guérir, les dérèglements.) Néanmoins, Jean-Louis (à ce stade et maintenant qu’il nous a ouvert son cerveau en grand, on peut respectueusement l’appeler ainsi) est optimiste. Il est persuadé qu’à un moment, si la peur du désastre est partagée mondialement, nous pourrons accepter de freiner, de faire une pause et de remettre dans notre quotidien, ce qu’il appelle, le long-termisme.

L’un des principaux bénéficiaires de ce changement pourrait être l’Environnement. En effet, aujourd’hui, le futur nous fait tellement flipper que personne ne veut s’y projeter. Du coup, nous brûlons la chandelle par les 2 bouts, alors que si nous acceptions collectivement de nous dire que nous allons droit dans le mur et qu’il est grand temps de réinventer le futur, nous aurions une chance de changer de cap et, pourquoi pas, de monde.

HAPPY END 2
Nous sommes en vie. Nous avons la capacité de raisonner, de nous remettre en question et finalement, en cherchant un peu, il est plutôt rassurant de découvrir un sacré paquet d’humains qui phosphorent, non pas uniquement pour se repaître de la charogne d’un monde à l’agonie, mais au contraire pour y insuffler de l’oxygène.

Pour souffler, il va falloir être inspiré.

Sources : Réunion Tortue Bleue, PCinpact, viabooks, Tropvite.fr, Google Instant, wikipédia

Nicolas Dziopa, concepteur rédacteur
Membre de La Tortue Bleue
http://www.reymann.com |  http://reyveille.reymann.com  http://twitter.com/reymanncom

http://reyveille.reymann.com/?p=4465#more-4465

TROP VITE ! de JLSS, vu par Hubert Jaoui

Note parue dans GIMCANA n°73, septembre 2010 : téléchargeable ici
GIMCA NEWS est une newsletter mensuelle écrite par Hubert Jaoui : www.gimca.net

" Je connais Jean-Louis Servan-Schreiber depuis plus de 20 ans, d’abord en tant que spécialiste du management (créateur de L’Expansion) et ensuite comme fondateur et  animateur de Psychologies Magazine. J’ai donc pu observer son itinéraire, du business (son « Le retour du courage » mériterait bien une réédition en poche) jusqu’à la philosophie, bien illustrée dans le modeste et utile « Vivre content ». J’ai aussi suivi de près sa tentative –échouée probablement pour des motifs de culture nationale- de lancement de « Temps plus » accompagnée par « L’art du temps ».

Je retrouve donc avec curiosité « Trop vite !». Les symptômes de la complexité et de l’accélération du changement sont décrits avec acuité. Alors que les humains n’ont jamais eu autant de temps à leur disposition ils ont de plus en plus l’impression d’en manquer. De plus en plus. Saturés par la surabondance de l’information, en difficulté de prévoir le futur à plus de quelques mois de distance, ils tendent à utiliser la vitesse comme un « bouclier contre le doute ». Leur impatience les pousse à privilégier le « court-termisme », le présentéisme, l’agitation plutôt que l’action, l’urgent plutôt que l’important. Daniel Cohen : « Plus le monde est incertain plus l’on devrait être prudent. Or c’est l’inverse qui se produit ». Internet favorise cette précipitation, ne parlons pas des accros au blackberry qui continuent à pianoter tout en vous parlant (en vous écoutant ?). Cette obsession du court terme renforcée par le « capitalisme de casino » conduit beaucoup d’entreprises à sacrifier les budgets de recherche, d’où une tragique perte de talents. Et plus généralement un affaiblissement du sens des responsabilités sociales. La politique, française en particulier, n’est pas exempte de cette coupable précipitation.

Une des nombreuses conséquences néfastes de cette course éperdue se situe au niveau cérébral : nos neurones seraient menacés de « démusculation ». L’activité multitâches se fait aux dépens de  la concentration et de la profondeur. Voir le succès phénoménal de Malcom Gladwell, auteur du bestseller « Blink » qui propose de privilégier l’instantanéité de l’intuition par rapport à la lenteur du raisonnement.

Ceci conduit l’auteur à une vision plutôt pessimiste de l’avenir. A moins que… « nous soyons de plus en plus nombreux à vouloir reprendre la maîtrise de notre corps et de notre tête ». Une bonne relation à soi-même peut devenir le moyen modeste, mais à court terme puissant, de rouvrir les portes du long terme.
Ces conclusions recoupent notre pratique de la créativité : redécouvrir l’immensité de nos ressources et les mettre en commun avec ceux qui partagent nos idées pour inventer, ensemble, une myriade de micro solutions dont la convergence pourra permettre d’éviter l’apocalypse. Ainsi des trois scénarios imaginés par Lester Brown nous pourrons peut-être éviter « Pearl Harbour » et « le mur de Berlin » pour aller vers le plus rassurant « sandwich ».

Bref, un livre à lire. Et à méditer."

Hubert Jaoui, membre de La Tortue Bleue

Opération Post-It. Sans modération !

Pensées receuillies sur Post-It, à la suite de la rencontre Tortue Bleue du 13 septembre 2010 sur le thème "Trop Vite" avec JLSS.


POUR MOI, CE SOIR, PRENDRE UNE LONGUEUR D’AVANCE, C’EST…

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20.07.2010

La Tortue Bleue lundi 13 septembre : c'est la rentrée avec JLSS

Chers Amis,

Nous espérons que vous avez passé d’excellentes vacances.
C’est le moment de prendre votre agenda !

Pour notre première rencontre de rentrée nous sommes particulièrement ravis d’accueillir JLSS. Son récent livre « Trop vite ! », est bien dans l’esprit qui nous rassemble et il présente avec beaucoup de pertinence un vrai programme d’actions, des idées, des réflexions qui vont nous aider à remplir notre « to do list » de rentrée !

Lundi 13 septembre : "Trop vite" avec Jean-Louis Servan-Schreiber.

Personne ne peut l’ignorer, JLSS est aussi le patron de Psychologies Magazine, un homme de presse visionnaire, un observateur critique, un entrepreneur…

La Tortue Bleue souhaite avoir une longueur d’avance… Nous vous invitons à en profiter et nous réjouissons de très vite vous retrouver.
Ce sera un moment de partage d'expériences, d'enrichissement professionnel et personnel, (inutile de les dissocier) et de convivialité... Comme d’habitude cela démarre à 19h30 pour se terminer avant 23h.

Alors, si comme nous, vous trouvez qu’il importe de créer un « espace » de rencontres et partages entre professionnels et ainsi stimuler l’efficacité de chacun… merci de nous contacter pour plus d'information.


Laurence Delporte, ldelporte@blog-latb.fr
Déléguée Générale de l'association La Tortue Bleue.

23.06.2010

1er Juillet 2010 : 5ème Nuit du Marketing - Tarif spécial pour les membres de La Tortue Bleue !

Le 1er juillet, l'Adetem donne rendez-vous aux professionnels du marketing pour sa traditionnelle soirée networking estivale. Rendez-vous des marketeurs, cette 5e édition de la Nuit du marketing est un événement où la créativité et les stratégies innovantes seront à l'honneur : Ils ont osé !... bousculer la création sur internet, changer la donne stratégique d'une grande entreprise, affirmer un leadership au féminin, repenser un système de distribution...

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Au programme :

  • Henri Giscard d’Estaing, PDG du Club Med
  • Aude de Thuin, Fondatrice et Présidente du Women's Forum for the Economy & Society
  • Sven Lung, PDG de Brandalley
  • Georges‐Mohammed Chérif, Président Buzzman
  • Des invités surprise et le Coup de coeur de l’Adetem
  • Animation : Michel Picot, Journaliste BFM Radio
  • "Networking party" avec plus de 400 professionnels du marketing
  • Buffet exceptionnel, open-bar, animations, surprises, etc... jusqu’à plus d’heure !

 

Direction L’Espace Pierre Cardin dès 18h jeudi 1er juillet pour découvrir les success‐stories et les stratégies marketing de ceux qui font bouger les choses, tout en boostant son réseau ! Découvrez le programme et inscrivez-vous en ligne.

Prix : 130 € HT pour les membres de La Tortue Bleue !
150 € HT pour les non-membres...
Rens.: Adetem. Tél.: 01 53 32 30 03 (Estelle Burget)

16.06.2010

Feed-back sur la soirée Storytelling, vue par Nicolas Dziopa de l'agence "Reymann Communication".

Le 14 juin 2010, la Tortue Bleue célébrait sa première année d’existence...

Une fois encore, la rencontre fut riche.
Il s’agissait d’éclairer le « storytelling », si souvent présent dans les stratégies des communicants, à la fois dans son utilisation auprès des entreprises que des politiques.
Au programme : une intervention de Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express et de Jeanne Bordeau, spécialiste des mots et créatrice de l’Institut de la Qualité de l’Expression.

Storytelling : mettre en récit, raconter une histoire, pour dépasser la simple logique de la preuve. Il est souvent utilisé en publicité, pour apporter de l’émotion, enjoliver diront certains, voire manipuler.

Star des années 2007, 2008 et 2009, avec une utilisation massive en politique, il prouve aujourd’hui ses limites. Les journalistes ont cessé d’être plus ou moins volontairement dupes, les “belles histoires” ne tiennent que si elles sont solidement ancrées dans la réalité. “L’oracle du Poitou” à gauche et “l’immigré Hongrois” à droite ont surfé avec succès sur le storytelling pour donner leur version de l’Histoire à qui voulait l’entendre, mais, ce faisant, ils ont usé le concept jusqu’à la corde et l’ont dépouillé de son contenu.

Aujourd’hui, 2 nouvelles tendances se dessinent :

1. L’anti storytelling : l’appellation peut sembler caricaturale, mais elle décrit en fait une technique de communication qui consiste à détruire ou déconstruire l’histoire de son adversaire ou de son concurrent, plus ou moins directement, sans raconter soi-même une histoire... Un “nouveau discours” empreint de rationalité et de preuves, pour renforcer son propos et ne plus prêter le flanc à d’éventuelles interprétations.
Une marque qui mettrait en avant les pratiques douteuses d’un secteur concurrent ou qui pointerait du doigt les manquements ou les freins d’une institution, d’un gouvernement ou d’un groupe de pression s’installerait dans cette perspective…

2. L’history-telling : encore plus poussé en termes de branchitude marketing, ce joli jeu de mots décrit simplement un retour à plus d’authenticité, moins de pathos et plus de cogito. La crise financière, les catastrophes écologiques, les conflits mondiaux... Tous ces éléments sont de nature (d’après C. Barbier) à faire émerger une nouvelle forme de dirigeants politiques, de discours politiques et, par extension, d’une nouvelle forme de communication.

 

Les exemples de storytelling qui ont contribué à l’accélération des résultats sont ceux qui (sans surprise) sont basés sur des éléments du réel, identifiables, cohérents et non ridicules. Always qui remporte un prix au Brand Content grâce à U-dance en est un bon exemple. Le contenu délivré a été jugé si juste, qu’il a trouvé son public et su créer une communauté fidèle, à l’écoute et qui est devenu ambassadrice de la marque. (Ce qui est plus fort et plus intéressant que devenir un simple fan sur Facebook...)

McDo est un autre exemple de storytelling intéressant : la campagne “Venez comme vous êtes”, suivie récemment par les spots visibles ici est un exemple d’humanisation de la marque, d’inscription de l’enseigne dans le quotidien de tous et, plus loin encore, d’une participation de McDo sur des sujets comme la discrimination ethnique, le respect de l’orientation sexuelle, la mondialisation, l’identité nationale...

Le storytelling, c’est l’art de raconter une histoire, de tenir en haleine, de maintenir un suspense, de créer un lien et de, tel le petit Poucet, baliser le chemin, pour pouvoir être suivi, pour pouvoir remonter le cours de son histoire et finalement, pour laisser une trace, survivre et aller vers du mieux...

Hier, après avoir noirci le tableau et nos plages, Total nous a abreuvé de storytelling sympathique, où un pompiste sauvait une demoiselle en plein chagrin d’amour, à voir ici...
Demain ce sera au tour de BP d’arrêter, en plus du flux de pétrole, de nous raconter des histoires avec un petit h, si l’entreprise ne veut pas rester dans celle avec un grand H, comme la boîte qui aura causé la plus grande catastrophe écologique de ce début de 21e siècle.

Il est urgent pour eux de changer la donne, pour que nous puissions vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants... Car c’est bien ainsi que se terminent normalement toutes les histoires, n’est-ce pas ?

 

Nicolas Dziopa
Membre de La Tortue Bleue
http://www.reymann.com |  http://reyveille.reymann.com  http://twitter.com/reymanncom