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19.09.2011
Vidéo du dîner Tortue Bleue du 12 septembre 2011 : "Marque et Art Contemporain: même challenge!" avec Hélène Mugnier.
Voici la vidéo du dernier dîner de La Tortue Bleue, organisé le 12 septembre 2011.
Hélène Mugnier y est intervenue sur le thème:
"Marques et Art Contemporain: même challenge!"
18:05 Publié dans Vidéos Des Dîners | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruno paillet, hélène mugnier, tortue bleue
Feed-back sur la soirée "Marques et Art Contemporain: même challenge!" avec Hélène Mugnier, par Nicolas Dziopa de l'agence Reymann Communication.
Art et marques, même combat ?
Pour Hélène Mugnier, diplômée de l’école du Louvre et créatrice d’HMC, son cabinet conseil, il n’y a pas d’artiste sans spectateur et pas d’art sans public.
Du coup, c’est très tranquillement, lors d’une soirée organisée par La Tortue Bleue, (l’association qui prend le temps d’aller vite), qu’elle nous a annoncé que la problématique de l’artiste et des marques était la même.
Selon notre spécialiste, l’objectif de l’art a toujours été de laisser une trace, de saisir des instants et de faire passer des messages à un public donné (les sculptures sur les églises au Moyen-Âge étaient bien la bible de tous ceux qui ne savaient pas lire).
Du coup, si l’artiste doit marquer son époque et son public, il se doit de trouver une patte, une signature !
Voilà pourquoi Hélène Mugnier parle de véritable stratégie marketing et écorne avec malice le mythe du créateur romantique, à mille lieues des contingences matérielles.
Art et argent
Au XVIe siècle à Venise, entre Le Titien, Véronèse et Le Tintoret la guerre était féroce.
Chacun des 3 maîtres se battait pour remporter des appels d’offres et décorer un maximum de palais. Le Tintoret cassait les prix en répondant aux consultations gratuitement, Le Titien avait fait le choix de la sensualité et Véronèse dramatisait la vision de la femme tout en la sublimant.
Un peu plus tard, Andy Warhol, diplômé des Beaux-Arts, publicitaire et mégastar, disait que l’artiste était un business. Avant lui, Salvador Dali avait d’ailleurs inventé le personal branding ! Pour le propriétaire de la Factory, le summum de l’art était le business, d’où ses célèbres créations autour de purs produits de consommation.
Le paradoxe de cette approche, qui démonte au napalm les codes de l’artiste détaché de la réalité matérielle, est le fait qu’elle fasse autant grincer, qu’augmenter la cote de l’artiste.
La concurrence fait rage
Que l’on prenne le cas de Veermer versus Rembrandt, ou de Koons versus Hirst, la logique de différenciation pour prendre des parts de marché est la même. Vers 1650, Veermer se positionne sur le segment “artisanat, calme, sérénité” en peignant laitières, dentelières, astronomes et géographes…
Du coup, Rembrandt, qui ne se sent pas de l’attaquer sur son terrain, entreprend de réaliser des autoportraits beaucoup moins lisses, invente le clair-obscur, bref, se positionne différemment.
Aujourd’hui, rien n’a changé : Jeff Koons nous offre un Puppy fleuri XXL ou un cœur laqué consensuelo-rassurant, pendant que Damian Hirst, plus dérangeant, présente un Veau d’or dans du formol ou un crâne du 18e recouvert de diamants…
Le crâne qui buzz
Le diamonds skull de Damian Hirst a été au cœur d’un “véritable” scandale, quand l’artiste a annoncé l’avoir vendu en se passant de son galeriste pour 100 millions de dollars. Ce dernier a joué la vierge effarouchée, le monde de l’art s’est ému… et a appris un peu plus tard que c’était un coup monté de toutes pièces.
Art et Publicité
Aujourd’hui, on ne compte plus les clins d’œil, les partenariats, la libre inspiration, le vol manifeste
(au choix, en fonction des circonstances et des points de vue) entre les artistes et la pub.
Du groupe rock lancé par un spot de pub, à la marque de luxe s’offrant les services d’un illustre illustrateur de manga pour relooker sa bagagerie, en passant par une boisson à la quinine se faisant shooter par La Chapelle, les collaborations sont légions. Certains vont même jusqu’à dire que des artistes œuvrent et pensent leur travail afin d’être repérés par les marques… Ora-Ito, par exemple, a tellement flatté les marques par son travail artististico-design qu’au final, elles sont venues à lui. La Chapelle a sa patte et s’attire les faveurs de Passionnata, Gucci ou Schweppes, pendant que Terry Richardson sublime des chic chicks pour Pirelli. Éternel mélange des genres et recherche permanente de séduction entre artistes, marques et public.
Les artistes vont trop loin…
Mais personne ne réagit. Des espaces de création fleurissent partout, les artistes deviennent des peoples et nous vendent un package complet œuvre + intimité + merchandising, afin de nous orienter et nous rassurer dans un monde complètement chamboulé.
Le paroxysme de la signature artistique mondialisée, consensuelle et rassurante ?
Les toiles de Ben. Une écriture enfantine, ronde, douce, accessible… qui séduit.
Picasso, créateur du crowdwourcing ?
En vérité, Picasso n’a jamais demandé à son public de réaliser ses toiles à sa place, mais lorsqu’il peint Les demoiselles d’Avignon, puzzle plutôt agressif lorsqu’on le regarde rapidement, il invite son public à suspendre le temps et à recomposer l’œuvre par lui-même. On retrouve ce procédé d’invitation à “faire l’œuvre” dans Carré Blanc sur fond blanc ou dans la Fontaine de Duchamp.
Aujourd’hui les marques parlent à leur public, demandent des avis et comptent sur les clients pour grandir, évoluer et imaginer de nouveaux produits.
Et si le Landart des 70’s a fait sortir les œuvres des musées, les marques font aujourd’hui de même. Parallèlement aux flagship stores (Nike Town, Apple Store…) conçus pour créer des expériences de marques bien maîtrisées, on assiste à un phénomène croissant de LandAd’ (guerilla, ambient), où la publicité quitte les espaces qui lui sont dévolus, bouscule les formats, descend dans la rue et vient à notre rencontre.
Les marques ont remplacé l’art.
Si aujourd’hui une pince à nouilles achetée chez Ikea ou un fauteuil Eames est un parangon art-déco de design et de décoration, pourquoi diable les artistes devraient continuer à créer du beau ? Résultat, il y a bien longtemps que l’art s’est affranchi de l’obligation de l’esthétisme pour se concentrer sur le fait de faire du sens… (et du cash).
Conclusion ?
Après avoir dressé de nombreux parallèles et tendu des passerelles entre art et marques, Hélène Mugnier distingue quelques différences notoires :
L’art :
Pose des questions
Déstabilise
Prend le temps
Joue avec les angles morts, les tabous
Nomme nos peurs
Les marques :
Apportent des réponses
Rassurent
Accélèrent en permanence
Jouent avec des repères collectifs
Nomment nos rêves
Du coup, souvent une marque qui s’ouvre à un artiste et à son univers, repousse ses propres limites, s’autorise des escapades hors des sentiers battus de sa com’ habituelle et pourquoi pas, y trouve de nouveaux espaces, de nouveaux publics, une nouvelle jeunesse… ou se prend les pieds dans le tapis.
Mais après tout, no risk, no fun, n’est-ce pas ?...
Nicolas Dziopa, concepteur rédacteur
Membre de la Tortue Bleue
http://www.reymann.com http://reyveille.reymann.com
source: http://reyveille.reymann.com/?p=7105
Pour voir le blog d'Hélène Mugnier, c'est par ici!
16:55 Publié dans Blog, Ils sont intervenus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hélène mugnier, bruno paillet, aéro club, art & management, nicolas dziopa, agence reymann, nathalie burg
01.09.2011
Bureau et Conseil d'Administration de l'association LA TORTUE BLEUE
Le Conseil d'Administration de l'association « La Tortue Bleue » est composé de 20 membres.
Les membres du Bureau :
Président :
· Bruno Paillet (conseils&annonceurs associés)
Vice Présidents :
· Béatrice Andurand (Béatrice Andurand Conseil)
· Christian Forthomme (Real Change, San Francisco)
Secrétaire général :
· Olivier Covo (Brandy Sound)
Trésorier :
· Philippe Sarrazin (Audatia)
Vice Présidents délégués :
· Didier Saco (Didier Saco Design)
· Claire Chamarat (GDF SUEZ)
Sont également membres du Conseil d’Administration :
-
Carole Babin-Chevaye (Generali)
-
Sylvie Baccialone (BPCE)
-
Olivier Breton (All Contents)
-
Sophie Duval (Société Générale)
-
Laurence Houdeville (Ligaris)
-
Muriel Humbertjean (TNS Sofres)
-
Joël Knafo (C’est Un Signe)
-
Pascal Malnou (Apave Groupe)
-
Xavier Tassin (Renault)
-
Marie-Joëlle Thibault-Duprey (Du Thi Two Com)
-
Laurence Wahl (WLM Conseil)
-
Constance Wiblé (MACSF)
Déléguée Générale : Nathalie Burg (conseils&annonceurs associés)
Pour vous impliquer, contacter Nathalie Burg, nburg@blog-latb.fr, ou Bruno Paillet, bpaillet@coana.fr.
Téléphone : 01 40 16 05 15.
17:33 Publié dans Bureau et conseil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruno paillet, béatrice andurand, christian forthomme, olivier covo, philippe sarrazin, didier saco, claire chamarat, carole babin chevaye, sylvie baccialone, olivier breton, sophie duval, laurence houdeville, muriel humbertjean, joel knafo, pascal malnou, xavier tassin, marie joelle thibault duprey, laurence wahl, constance wible
Lundi 12 septembre: Hélène Mugnier à La Tortue Bleue
Chers Amis de La Tortue Bleue,
Après les vacances, une rentrée innovante !
L’actualité riche et souvent peu compréhensible nous invite à imaginer, à innover. C’est devenu le marronnier de tous les prévisionnistes, le monde change et ce n’est pas fini. Pour stimuler notre regard, notre envie de faire autrement, l’art traverse le temps et représente un repère trop souvent ignoré. De plus en plus l’art entre dans l’entreprise sous différentes formes. De nombreuses interactions se mettent en œuvre et apportent de nouvelles réponses.
Pour notre première rencontre de rentrée nous sommes particulièrement ravis d'accueillir Hélène Mugnier, qui développe une activité de conseil entre l’art et l’entreprise.
Lundi 12 septembre
« Parler à tous et à chacun. Marques et Art Contemporain : même challenge. »
Diplômée de l’Ecole du Louvre et titulaire d’une maîtrise d’histoire, conférencière du Ministère de la Culture, Hélène Mugnier crée en 2005 HMC, son cabinet de conseil auprès des entreprises.Elle est l’auteur en 2005 d’Art et Cie, pourquoi l’art est indispensable à l’entreprise et en 2007 Art et Management où elle montre comment l’art est devenu un outil clé pour le manager en permettant d’associer les acteurs de l’entreprise à un projet collectif.
Comme d'habitude cela démarre à 19h30 pour se terminer avant 23h, et c'est à l'Aéro-Club de France, 6 rue Galilée, Paris 16ème.
Adressez dès maintenant votre réponse par retour de mail à notre déléguée générale Nathalie Burg, nburg@blog-latb.fr.
Participation à envoyer par chèque à l'ordre de «La Tortue Bleue». Une facture vous sera envoyée après la manifestation.
- Tarif membre : 55 € TTC (et oui, légère augmentation…)
- Tarif non-membre : 80 € TTC
Attention, si vous changez d'avis, à partir du vendredi 9 septembre une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.
La Tortue Bleue souhaite avoir une longueur d'avance... Nous vous invitons à en profiter et nous réjouissons de très vite vous retrouver !
17:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruno paillet, tortue bleue, nathalie burg, hélène mugnier, art et management

