24/04/2013

Save the date ! Lundi 13 mai 2013 : Prochain dîner la Tortue Bleue

Chers amis de la Tortue Bleue


Notre prochain diner aura lieu le LUNDI 13 mai

Nous aurons le plaisir d'accueillir Meryem le Saget sur le thème suivant :

Le défi des communicants pour rendre l’entreprise collaborative

Cette intervention exceptionnelle se fera au moment de la sortie d’une nouvelle édition de son livre « le manager intuitif » chez Dunod, déjà vendu à plus de 35 000 ex. 


Rejoignez-nous nombreux à partir de 19H30

à la Maison des Polytechniciens
située 12, rue de Poitiers dans le 7ème arrondissement.


Pour s'inscrire, une seule adresse !  egodnair@blog-latb.fr


Tarif membre : 55 euros TTC
Tarif non membre : 75 euros TTC 

Pour les non membres :
- Participation à envoyer par chèque (à l’ordre de la Tortue Bleue) avant le mardi 7 mai ou règlement sur place lors du dîner.
 
 
Pour les membres :
- Participation à envoyer par chèque avant le mardi 7 mai ou règlement sur place lors du dîner.
- Pour ceux qui en auront fait la demande au préalable, une facture sera éditée après le dîner et le règlement pourra être effectué à réception de cette facture.
 

Attention, si vous changez d'avis après le mardi 7 mai une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.



Au plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle rencontre la Tortue Bleue.

Estelle Godnair, Déléguée Générale


Association la Tortue Bleue
Tél. : 01 40 16 05 15
3, rue La Bruyère
75009 Paris

22/03/2013

Retour sur la soirée du lundi 18 mars 2013

Le classement sur le web est-il un mal nécessaire ?

Par Nicolas Dziopa


La Tortue Bleue, l’association qui prend le temps d’aller vite, a invité Erik Bertin (DGA MRM, Groupe McCann et chercheur en sémiotique) et Jean-Maxence Granier (Directeur du cabinet Think out et enseignant au Celsa), à présenter le fruit de leurs recherches sur le classement dans le web et sur l’omniprésence du système de notation online. 

 

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Une abondance babélienne de contenu…

Avec l’arrivée de la conversation dans le web 2.0 dont on nous a tant rebattu les oreilles, a naturellement suivi la recherche d’ordre et de rangement. En effet, aujourd’hui, l’information + la conversation ont souvent la lourde tâche de nous permettre de faire des choix, d’organiser nos pensées, notre vie, nos loisirs, notre mode de consommation (choix du lieu de vacances, d’appartement, de produits culturels, de club de sport, de matériel high tech, de légumes éthico-bio et autres trucs super en o).

La goutte de conversation fait déborder le vase communicant
La possibilité pour nous tous de prendre part à tout moment dans le discours de la marque repousse les limites du territoire de communication. Les conseils sont formels : soyez là où vos clients parlent de vous. Invitez-les éventuellement à vous rejoindre sur une plateforme ad hoc, mais ne les forcez pas à venir parler de vous, chez vous.

Communiquer n’est donc plus un simple fait marketing, mais bien un acte global de sociabilisation, d’information, de partage, d’implication.

Nouveaux rapports de force
T’as combien de like ? Combien de followers ? Combien de retweet ? Quel est ton Klout ? T’as fini dans le top X du jour, de la semaine, du mois, de l’année ?
Après la bataille des marques pour exister off et online, c’est l’individu lui-même, qui veut exister sur l’espace digital. Du créateur compulsif de statuts facebook au twittos passionné en passant par le blogueur créateur de contenu original, porte-parole de ses hobbies, de sa vie ou de la marque qui le rémunère pour partager son « amour d’un produit », le personal branding est partout.


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[PAUSE DÉTENTE, avec personal branling, le tumblr qui brocarde la mise en scène "appuyée" de sa propre vie online...]

Les dérives naturelles
Nos pratiques digitales ne bénéficient que de peu de recul (foursquare, facebook, twitter, instagram…) et nous autres utilisateurs ne nous demandons pas quelle est la signification réelle de ses outils et quelle est leur influence sur nos vies.
Aujourd’hui, la maîtrise de l’outil rend acceptable son utilisation, fusse-t-elle effrénée.

Classe-moi, classe-le, classons tout !
Le nombre croissant de contributions apporte une composante évaluative au contenu digital. Liker, classer, partager, c’est juger, apporter son opinion à un moment précis, sans retour en arrière (dans une logique de flux, le retour en arrière est quasi inexistant et le marquage appréciatif est souvent définitif). Alors on note, on est noté, adoubé par un pouce levé, cloué sur place par un pouce baissé.
À l’heure où la question de la légitimité des notes à l’école est régulièrement remise sur le tapis, en ligne, le pire qui puisse arriver à un contenu serait-il de ne pas être noté ?

« Éloge des notes réciproques »
Dans son ouvrage « Petite Poucette », Michel Serres nous parle d’une digichick, qui surfe, vit et vibre avec ses pouces, dans un monde où l’unilatéralité de la notation a volé en éclats, pour aller vers une réciprocité quasi permanente.
Exit le rapport « autorités de références indiscutées » versus « disciple discipliné ».

Rassurez-moi
Le web appelle la liste. Le web a horreur du chaos. Les moteurs de recherche ont besoin d’organiser et de produire un effet d’ordre qui nous fait du bien. Celui qui est en haut de la liste doit y être pour une raison et s’il y a de la raison, je peux tenter de comprendre et de sortir de la confusion.

Le classement n’est pas tout !
La perversion du chiffre attribué à un contenu peut nous pousser à commettre des erreurs. Une vidéo a été visionnée 1 million de fois = elle doit valoir le coup d’œil. Un individu a 100 000 abonnés twitter = il doit faire autorité dans son domaine, c’est une star. L’orthographe erronée d’un mot peut donner plus d’occurrences sur google que ce mot écrit correctement… ATTENTION.

Le choix rend malheureux
En vérité, c’est plutôt son abondance qui produit cet effet. Le degré d’incertitude croît avec elle. Devant un grand nombre d’options, il faut renoncer à tant de choses que l’esprit chavire. À ce moment-là, il a besoin de se raccrocher à une bouée pour éviter de boire la tasse. C’est là que les commentaires, le nombre de visites, la note attribuée par vos amis, des référents ou même des inconnus jouent un rôle capital dans le processus de choix via un rôle d’enrôlement, qui a en plus une tendance augmentative (en gros, un like en entraîne un autre et il n’y a quasi jamais d’inversion de la courbe. Les likeurs peuvent être contredits par des dislikeurs, mais rares sont les révisions d’opinions.)

Le classement est une brute
Dans un monde où l’on prône le discours, l’argumentation, le dialogue rationnalisé, le web met en scène l’inverse : le clash binaire LOVE/HATE, pouce levé, pouce baissé. Le radical manquerait-il au quotidien ? La possibilité de « sauver » ou de « tuer » un contenu au sein de nos communautés respectives nous ferait-elle tourner la tête ?

L’effet 5 étoiles
Film, voiture, jeu vidéo, bar, gîte, zoo, la scalarité est partout. Pas un site qui ne nous invite à distribuer les bons points. Et ça va même plus loin, parce que les sites présentent non seulement les avis des « référents », des inconnus, de vos amis (si vous êtes arrivés via facebook connect), ce à quoi s’ajoutent divers classements, créant ainsi des tops X ou Y, histoire de bien baliser le chemin et de permettre au bouche-à-oreille numérique de fonctionner plein gaz.

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Quelques questions pour s’arrêter deux secondes…
Quid des signaux faibles qui peuvent passer sous les radars de la notation ?
Comment identifier les tendances avant qu’elles ne soient notées, classées, commentées et mainstreamées ?
Comment trouver une alternative à la logique de masse absolue ?
Que signifie une société qui classe, ordonne, range, empile, compile et note encore et encore ?

Le paradoxe est total
On nous invite à donner notre « propre avis personnel éclairé » en permanence, mais on nous donne tout pour que nous soyons obligés de connaître l’avis de nos congénères et on nous précise que notre avis pourra être consulté par d’autres… Comment ne pas être influencé par ce qu’Érik Bertin et Jean-Maxence Granier appellent « le tiers lecteur » ? Sachant que mes likes seront visibles (par défaut), que mes commentaires pourront être retrouvés, dans quel était d’esprit suis-je quand je note ?

Vers une repolitisation inconsciente ?
On note, on désigne, on sélectionne (des parfums de yaourts, des coloris de coque pour ordi, des danseurs, des chanteurs, des destinations de voyages…) bref, l’appel à l’opinion est partout. Dernière question posée par le duo en pleine recherche :
serions-nous en train d’évoluer d’un public digital à une opinion publique numérique ?

Et maintenant ?
À vous de jouer… notez leur réflexion, notez cet article, partagez-le, remettez-le en cause, commentez-le
Plus sérieusement, si le classement est intimement lié au digital, il me semble capital de rappeler que l’obsession quantitative du nombre de like, de fans ou autres données non qualifiées n’ont peu, voire pas d’intérêts pour les marques que nous accompagnons au quotidien. Alors oui, bien sûr, quand un compteur de fans explose lors d’une opé, les « courtermistes » sautent de joie, mais concrètement, si le classement existe, c’est avant tout parce qu’il a du contenu à organiser et à évaluer… Si nous devions nous concentrer sur une chose, c’est plutôt sur ce point qu’il faudrait focaliser.

Depuis 1912, McCann signe « Truth well told » et non « Shit massively liked ».

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Il doit bien y avoir une raison…

 

07/02/2013

Retour sur la soirée du 31 janvier dernier avec Denis Gancel

Les marques peuvent-elles sauver le monde ?

Par Nicolas D


Quand la Tortue Bleue, l’association qui prend le temps d’aller vite, a posé cette question à Denis Gancel, président fondateur de W&Cie, elle était loin de s’attendre à voir le co-auteur d’ECCE LOGO, évoquer tout à trac le pic de Bugarach, la Reine Victoria, Jean-Pierre Dupuy, les marques chapiteaux vite montées, vite démontées d’Attali et autres joyeusetés…

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Pour commencer, Denis G. nous a glissé un conseil, valable dans la vraie vie comme dans celle des marques, qui lui avait été donné par Bruno Paillet, à l’époque où celui-ci était dir com’ :
“Parlez de votre interlocuteur, entendez-le, écoutez-le, auscultez-le, soignez-le… AVANT de parler de vous”.

Suite à ce petit échauffement, il s’est jeté à corps perdu dans une intervention d’une belle vivacité. Il a tout d’abord évoqué les habitants du monde. Globalement inquiets, ils sont prêts à croire et aiment plus que jamais les histoires qui parlent d’avenir. Globalement conscients, ils parlent de catastrophes en permanence.
La cata étant, par définition, ce que l’on pense qui n’arrivera jamais jusqu’au jour où cela survient et où des milliards d’experts plus ou moins autoproclamés nous assènent d’un air docte, un implacable et ô combien salutaire “Il fallait s’y attendre”.

Alors, les marques peuvent-elles sauver, sinon le monde, au moins les habitants du monde ?
D’après le pétillant patron de W&Cie, sorte de Largo Winch de la marque, cette dernière n’est pas un reflet d’une réalité, elle est en avance sur la réalité. La marque, dont la racine signifie marcher, marque le temps. Elle est un repère. Une marque est, comme le dit Kapferer, une promesse tenue !
Si la marque veut sauver le monde, elle doit se défaire du sacro-saint principe de précaution pour pouvoir avancer, bousculer, se dépasser et raconter une histoire qui parle d’avenir. À l’heure où l’habitant du monde possède 3 pouvoirs (prescrire – nuire – acheter), la marque se doit d’apporter des éclairages, des solutions, des alternatives, du divertissement, des nouveaux mondes…

 

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Alors que la catastrophe est permanente et que la faillite des États est patente (les États riches sont pauvres et les États pauvres sont riches… nous voilà bien !), les marques ont un temps été envisagées comme une valeur refuge.
“Danone, prends en main la santé de milliards d’humains, Microsoft s’il te plaît, éduque nos enfants en leur offrant des ordinateurs et en brandant des écoles… Coca-Cola, Pepsi, rénovez les quartiers défavorisés, installez des distributeurs si vous voulez, mais investissez là où personne ne peut/veut plus le faire…”
Ces exemples sont une infime partie de l’engagement des marques dans la société et n’ont pas forcément toujours été couronnés de succès. (Il semblerait que l’éducation soit d’abord un métier, avant d’être le thème d’une web-série ou un élément de brand content…), mais tout n’est pas à jeter.

Les marques, anges et démons du 21e siècle, sont-elles condamnées à nous divertir, à défaut de pouvoir nous sauver ?
Faut-il que les entreprises créent uniquement du contenu autour du “n’importe quoi-tainment”, quitte à ressembler à un orchestre qui continuerait à jouer pendant que le navire sombre ?

Pas du tout. Alors que l’intervention touchait à sa fin, Denis Gancel répondit d’un OUI franc et massif à la question frontale posée en préambule.
Il y avait peut-être là un peu d’auto-conviction, un reste d’adrénaline suite au combat qu’il venait de livrer, une volonté farouche de croire au pouvoir des marques, allez savoir…

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BONUS : 2 anecdotes qui illustrent que les marques peuvent, sinon sauver le monde, contribuer parfois à le rendre plus agréable.

BMW, dessine-moi une montagne…
Il était une fois une agence de communication, qui partait chaque année en WE ski. Loin de toute idée d’incentive ou de tentative de recollage de morceaux, c’était l’occasion de faire le plein d’oxygène, de fête et de dépaysement. Lors du dernier WE, nous étions en Suisse, dans la station de Wengen. Là, équipés de forfaits électroniques, nous avons été pistés à notre insu pendant toute une journée de ski. Nous avions bien remarqué ça et là quelques logos de la Bayerische MotorWerke, mais rien de bien ostentatoire.
Le soir de notre première journée de glisse, un écran indiquant “Flashez votre forfait et découvrez votre parcours de la journée” a retenu notre attention. Un “Bip” plus tard et nous étions face au détail distance-dénivelé-nombre de remontées-vitesse max chronométrée… Un deuxième “Bip” et nous avions ce relevé en version imprimé au creux des moufles… À ce stade, nous n’avions strictement rien déboursé, ni donné aucune information personnelle !!! Par contre, pour obtenir une photo de nous en action, il fallait renseigner son adresse mail (il fallait bien que ça arrive).
Tout ça pour dire que dans une station de ski, qui ressemble à un grand manège, BMW a réussi à agiter un pompon, qui donne une nouvelle dimension à la journée.
Bien sûr, ça ne change pas le monde, mais au moins, ça alimente les conversations lors de l’après-ski.
Ah oui, ça change aussi peut-être un peu l’image d’une marque qui n’est pas réputée pour ses performances sur neige et qui vante au même moment son système X-drive…
(OMG, tout cela ne serait-il pas totalement innocent ? Ahhh les marques, ces angéliques démons…)

Allô maman bobo.
(promis, pas de pathos dans les lignes qui suivent, pas le genre de la maison).
Imaginez une famille qui doit se rendre à l’hôpital. Imaginez que le petit dernier doive se faire opérer et rester quelques jours sur place. Imaginez que cette perspective soit relativement désagréable et qu’en plus, l’hôpital soit à une distance assez importante du domicile de ladite famille. Vous voyez où je veux en venir. Il va y avoir des allers-retours, des longues nuits, des tentatives de siestes acrobatiques sur des fauteuils de salle d’attente plus ou moins coopératifs, bref, une bonne petite galère.
Imaginez maintenant qu’une marque vendant des hamburgers se décide à prendre les choses en main et s’investisse pour créer des structures spécialement adaptées pour recevoir les familles.
Est-ce que dans ce cas précis, la marque ne contribuerait pas un peu à changer, sinon le monde, au moins la vie des gens ?
Alors, pour une fois, tant pis pour le “hidden agenda”.
La prochaine fois que vous récupérerez 20 cents sur votre menu maxi best of, pensez au petit dernier et glissez-les dans la tirelire du comptoir laqué.

 

08/01/2013

Save the date ! prochain dîner la Tortue Bleue - jeudi 31 janvier

 Chers amis de la Tortue Bleue,

 

En 2013, les Marques peuvent-elles nous sauver de la catastrophe ?

Par cette question volontairement provocante, nous sommes ravis d’ouvrir le débat pour notre premier dîner 2013 avec l’intervention de Denis Gancel, Président Fondateur de l’agence W&Cie, enseignant à Sciences Po et co-auteur avec Gilles Deléris d'ECCE LOGO (Ed. Loco).

Les marques sont partout, le branding nous a envahi…jusqu’à prétendre être incontournable pour sortir de la crise ! L’invasion du marketing dans toute la société est-elle souhaitable et même possible ?
C’est peut-être le moment d’envisager la marque autrement… Avec de nouvelles responsabilités, pour s’impliquer plus fortement au service de l’Intérêt général ? Pour stimuler l’innovation ? Créer du lien ? Bref, au point où nous en sommes on ne peut se priver d’une telle hypothèse. Les marques ne sont peut-être plus ce que l’on croyait !

Pour s’enrichir de ces mises en perspective, nous vous invitons à nous rejoindre nombreux le jeudi 31 janvier à partir de 19H30 à la Maison des Polytechniciens, située 12, rue de Poitiers dans le 7ème arrondissement.

Inscrivez-vous vite auprès d'Estelle Godnair : egodnair@blog-latb.fr

Tarif membre : 55 euros TTC
Tarif non membre : 75 euros TTC

Pour les non membres :
- Participation à envoyer par chèque (à l’ordre de la Tortue Bleue) avant le lundi 28 janvier ou règlement sur place lors du dîner.


Pour les membres :
- Participation à envoyer par chèque avant le lundi 28 janvier ou règlement sur place lors du dîner.
- Pour ceux qui en auront fait la demande au préalable, une facture sera éditée après le dîner et le règlement pourra être effectué à réception de cette facture.

 

 

Attention, si vous changez d'avis après le lundi 28 janvier une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.

 

Au plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle rencontre la Tortue Bleue !

Bruno Paillet,
Président & Estelle Godnair, Déléguée Générale

23/11/2012

Save the date ! : prochain dîner lundi 3 décembre

Oyez Oyez chers amis de la Tortue Bleue,

Le Big Bang des études est annoncé...
                                                            Parlons-en lundi 3 décembre !

Cette prédiction n’est pas tirée des ancestrales visions Mayas à la mode en cette fin d’année mais plutôt de l’expérience de quelques experts avisés du secteur des Etudes.

Souvent considérées ces dernières années comme superflues, fastidieuses à mettre en place, elles sont aujourd’hui au cœur des dispositifs d’aide à la décision et ont profondément évolué, en même temps que le consommateur dont elles décryptent les usages.
Nouvelle exigence des marques, apparition du Consom’acteur et explosion du digital ont contribué à ces mutations en révolutionnant les pratiques et les méthodes.

Pour nous éclairer sur cette révolution en marche, nous avons donc convié plusieurs spécialistes qui par leurs approches spécifiques nous permettront de porter un nouveau regard sur les études : 

  • Muriel Humbertjean, Directrice Générale Adjointe de l’Institut TNS Sofres, numéro un des études en France.
  • Denis Muzet, Président fondateur de l’Institut Médiascopie, sociologue et observateur indépendant.
  • Florence Hermelin, Directrice Générale de Vivaki Advance, centre d'expertises transverses au sein du groupe Vivaki.

 

Rejoignez-nous nombreux le LUNDI 3 DECEMBRE à partir de 19H30
à la Maison des Polytechniciens, 12, rue de Poitiers, Paris 7ème.


Participation à envoyer avant le jeudi 29 novembre, par chèque à l'ordre de
la Tortue Bleue. Une facture vous sera adressée dès réception.


- Tarif dîner membre : 55 euros TTC
- Tarif dîner non membre : 75 euros TTC

Attention, si vous changez d'avis après le jeudi 29 novembre, une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.

Inscrivez-vous dès à présent auprès d'Estelle Godnair : egodnair@blog-latb.fr

Au plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle rencontre la Tortue Bleue !

Bruno Paillet,
Président,Estelle Godnair, Déléguée Générale.



Association la Tortue Bleue
www.blog-latb.fr
Tél. : 01 40 16 05 15
pcc conseils&annonceursassociés
3, rue La Bruyère
75009 Paris
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06/11/2012

Retour sur la soirée du mercredi 24 octobre avec Edwy Plenel

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La soirée Tortue Bleue du mercredi 24 octobre avec Edwy Plenel vu par Nicolas Dziopa.

Edwy Plenel, que tout le monde connaît pour son œil aussi vif que ses saillies verbales et son énergie aussi intarissable que son intransigeance  vis-à-vis de ses confrères, ses concitoyens, mais aussi, des politiques, des avocats, des marchands d’armes, des vendeurs de luxe, des patrons de presse…

Alors, quand cet esprit aiguisé prend la parole pour parler Information & Communication, on ouvre grand ses oreilles et on prend une petite leçon d’éloquence. 

 

Mediapart, site d’information en ligne, participatif et payant,ouvre également ses « pages » aux contributions diverses et variées (avec son petit lot de dérapages plus ou moins contrôlés). Il est doté d’un système de modération a posteriori, d’un patron qui prend le clavier pour répondre, intervenir ou recadrer et d’une charte de déontologie qui s’applique à chacun.


Mediapart est un laboratoire, qui a le bon goût de prendre la fonction sociale du journalisme très au sérieux.

Aujourd’hui, alors que le culte du présent écrase tout, que Google permet de ne plus se souvenir de rien et que seules comptent les 15 secondes de célébrité, le monde a besoin de « vérités de fait », affranchies de toute forme de subjectivité.


Et c’est justement là, d’après Monsieur Mediapart, que les journalistes sont décevants, car ils jouent avec les opinions, alors que celles-ci sont de la nitroglycérine.
Aujourd’hui, si le journalisme veut continuer à exercer sa fonction démocratique, les « vérités de fait » se doivent d’exister et d’être produites loyalement.

Comme disait Albert Londres « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

 Alors, oui, la presse est bousculée. Oui, le combat est difficile. Mais la période est aussi créatrice d’opportunités. Et si Mediapart joue un rôle de fontaine de jouvence pour son créateur, c’est également un acteur unique sur son secteur : payant, sans publicité, participatif, online only… et rentable (5 millions de CA l’an dernier, 560 000 €  de résultats nets).

Mais alors, quid de la communication dans ce monde de plumes ?
L’homme est très clair : il n’a rien contre la « réclame »… mais aujourd’hui, cette dernière n’a plus exclusivement besoin de journalistes pour « faire savoir ».
Il est temps pour le journaliste de descendre de son estrade et de rendre son titre auto-décerné de directeur d’opinion.

Sur Médiapart, même si la question divise la rédaction, on se demande si la publicité n’aurait pas sa place quelque part.
Mais attention, que les puristes se rassurent…
Pas question d’ouvrir la portes aux banales bannières pub des Huns de la com’. Au même titre que l’info a dû et doit encore se réinventer pour éviter de rester aux mains des uns et à la botte des autres, la com’ doit se réinventer pour coller aux nouveaux usages et aux nouvelles attentes (parce que le visu de baskets à côté des résultats sportifs et les gaines de contention à côté des articles consacrés au régime, ça va bien cinq minutes, mais on ne peut pas dire que ça provoque des « Oh, génie ! » dans les chaumières).

 

Sur Mediapart, E. Plenel estime qu’il n’y a aucune raison pour qu’une boîte qui accepterait de jouer le jeu de l’info, du participatif et de la critique en live, ne puisse pas demain disposer de sa « chaîne »…
Si la marque joue le jeu du « néojournalisme » et tente d’inventer la « néocom », la porte pourrait s’entrouvrir.

À bons annonceurs, salut !

 

Et demain ?

1.    L’évolution de Médiapart, dans une logique Darwino-accélérée, vers une forme s’approchant des organisations « non-profit ».

2.    Le combat contre les subventions et autres aides accordées à la presse…

3.    Le pari de la création de valeur ajoutée informative, acceptée en tant que telle par les lecteurs et payée à sa juste valeur.

4.    La lutte pour la liberté de la presse… et la liberté totale de la critique en temps réel. (Edwy Plenel revient un instant sur Charlie Hebdo et la deuxième salve de caricatures. En tant que défenseur de la liberté, il ne peut envisager l’interdiction. En tant que journaliste, il regrette le côté réchauffé et parle même de « pauvre audace ».)

5.    La lutte pour la liberté de la presse encore, parce qu’elle peut être amenée à défendre chacun de nous… d’où l’intérêt de militer pour la protection des sources et de faire son travail avec un sérieux de chaque instant.

Au final, dans la charmante Maison des X, après une intervention où se sont mêlés, comme dirait Grand Corps Malade, la tête, le cœur et les couilles, Edwy a rechaussé son sourire malicieux, qui ne laisse en rien présager que cela fait 36 ans qu’il s’affaire dans un univers où l’on est souvent bousculé, poursuivi, tantôt chasseur, tantôt chassé…
36 ans à planter la plume… et visiblement, ça lui plaît.

05/10/2012

Prochain dîner "Moins de com, plus d'info !" Mercredi 24 octobre


Chers amis de la Tortue Bleue,

Prochain dîner "Moins de com, plus d'info !" et Assemblée Générale

Contenus, storytelling et brandcontent sont devenus les mots magiques du moment...
La communication est partout, omniprésente...jusqu’à saturation, jusqu’à la perte de sens.
Et l’information dans tout cela ? Si on faisait un détour par l’information, la vraie, celle qui se passe de commentaires.
Et si le meilleur moyen de redonner du sens à la communication était de reconsidérer l’information, de lui redonner toute sa place ?

Pour nous éclairer, nous avons convié, un acteur incontournable du débat entre information et communication : Edwy Plenel, journaliste fondateur de Médiapart et ancien directeur de la rédaction du Monde. Entre information et communication, le débat est (re)lancé !


Nous vous invitons à nous rejoindre nombreux le MERCREDI 24 OCTOBRE à partir de 19H30 à la Maison des Polytechniciens, située 12, rue de Poitiers dans le 7ème arrondissement.

Participation à envoyer par chèque à l'ordre de la Tortue Bleue avant le jeudi 18 octobre.
Une facture vous sera adressée dès réception.


Avis aux membres de la Tortue Bleue ! : Assemblée Générale

Cette prochaine rencontre sera précédée, à partir de 18H30, de l'Assemblée Générale annuelle Merci de nous confirmer votre présence !
Si vous ne pouvez être présent(e) à 18h30, merci de nous adresser (ou au membre de votre choix) une procuration.Vous pouvez aussi proposer votre candidature au Conseil d'Administration. Nous comptons sur vous !

Ordre du jour
- Rapport moral
- Rapport financier
- Election des membres du Conseil d'Administration
- Présentation des objectifs et projets pour la prochaine année

- Tarif dîner membre : 55 euros TTC
- Tarif dîner non membre : 75 euros TTC
Attention, si vous changez d'avis après le jeudi 18 octobre, une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.
Inscrivez-vous dès à présent auprès d'Estelle Godnair : egodnair@blog-latb.fr

Au plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle rencontre la Tortue Bleue !

Bruno Paillet, Président

Association la Tortue Bleue
www.blog-latb.fr
Tél. : 01 40 16 05 15
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3, rue La Bruyère
75009 Paris
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27/09/2012

Vidéo du dîner du 10 septembre : la Parole

Voici la vidéo du dîner du 10 septembre 2012 avec Bruno Scaramuzzino et le Dr Abdu Gnaba sur le thème de la parole.


 

30/08/2012

Dîner du 10 septembre 2012

Chers amis de la Tortue Bleue,

C'est déjà la rentrée.... les affaires reprennent et nos rencontres également !

Depuis la nuit des temps, la parole nous relie et nous lie. Elle nous fonde, comme la parole des Dieux a fondé notre humanité. Elle légitime le pouvoir, consolide les identités, initie les ruptures, arme les résistances.

De la transmission du savoir et des règles à l'engagement vis à vis de l'autre, la parole donnée se dilue aujourd'hui dans le grand bavardage dont elle n'émerge, le cas échéant que sous l'emprise de puissant stimulant. Elle y a perdu de sa valeur, de son caractère sacré et de ses vertus démocratiques. Reste du bruit et des communicants qui peinent à remonter la pente.

Bruno Scaramuzzino vient de publier Paroles, aux éditions de l'Harmattan, dans la collection "horizons anthropologiques". Collection dirigée par le Docteur Abdu Gnaba, docteur ès lettres, socio-anthropologue.
Nous sommes heureux de les accueillir tous les deux et de partager ce vibrant plaidoyer en faveur de la parole.

Nous vous invitons à nous rejoindre nombreux
le lundi 10 septembre à partir de 19H à la Maison des Polytechniciens, située 12, rue de Poitiers dans le 7ème arrondissement.

Participation à envoyer par chèque à l'ordre de la Tortue Bleue avant le jeudi 6 septembre. Une facture vous sera adressée dès réception.

- Tarif membre : 50 euros TTC
- Tarif non membre : 75 euros TTC

Attention, si vous changez d'avis après le jeudi 6 septembre, une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.

Inscrivez-vous dès à présent par email auprès d'Estelle Godnair :
egodnair@blog-latb.fr

Je souhaite vivement vous retrouver pour ces nouvelles rencontres
la Tortue Bleue !


Bruno Paillet

Président,
bpaillet@coana.fr

Association la Tortue Bleue
Tél. : 01 40 16 05 15
pcc conseils&annonceursassociés
3, rue La Bruyère
75009 Paris
www.coana.fr

12/06/2012

Jeudi 28 juin évènement à la Cité des Métiers

Chers amis de La Tortue Bleue,

1er évènement, dans le cadre d'une rencontre originale, le jeudi 28 juin :

Depuis 3 ans, La Tortue Bleue apporte son concours aux ateliers organisés par la Cité des Métiers.
Avec Olivier Las Vergnas créateur et directeur de La Cité des Métiers  nous souhaitons  vous convier à une rencontre inédite au cœur de La Cité des Métiers le 28 juin de 18h30 à 21h

Sous le thème : « La richesse est en nous, Cité des Métiers et Tortue Bleue échangent autrement… »

 

Voici le programme :

  • 18h30 : Accueil autour d’un verre
  • 19h : Discours rapide d’Olivier et Bruno
  • 19h30 : On fait connaissance…Un « Big speed dating » où chacun présente son projet professionnel… (Entre anciens, nouveaux participants aux ateliers, conseillers de La Cité des Métiers, membres de La Tortue Bleue…)
  • 20h : Échanges et initiations à différents sujets, thèmes (chant, haïku, tai-chi, et autres improvisations…)


Tout cela avec un buffet de boissons permanent et le plaisir de partager…

A noter que cette rencontre est gratuite et se déroulera à La Cité des Métiers, située niveau -1 de la Cité des Sciences et de l’Industrie, 30 avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris.
Les différents accès à la Cité des métiers sur le lien suivant : Venir à la Cité des Métiers


 

Inscrivez-vous dès à présent par retour d'email à ybennouis@blog-latb.fr en précisant la date de la rencontre à laquelle vous souhaitez participer.


Je souhaite vivement vous retrouver pour ces nouvelles rencontres La Tortue Bleue !

Bruno Paillet
Président, bpaillet@coana.fr
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04/06/2012

Tank par Nicolas Dziopa de l'agence Reymann Communication

Tank, la nouvelle revue de toutes les communications

Par Nicolas Dz dans Le mot de la redac

Tank est un mook (Magazine-Book) de 152 pages, avec un beau dos carré collé et un cœur fourré à la communication.


Voulu par Olivier Breton (en ITW sur Darkplanneur) et ses partenaires comme un réservoir qu’il convient de remplir pour avancer, toujours plus loin, toujours mieux, Tank invite à la découverte.

Du mystère Jobs au décryptage de l’arrivée potentielle de Goude au Louvre, en passant par un dodu dossier sur la com à l’heure et l’ère du jeu vidéo, un focus sur la puissance du boycott, une rencontre avec Hervé di Rosa, qui illustre la couv’…


Le principe de création est original.
Pour chaque édition, un des créateurs invitera un client, un partenaire, une connaissance, qui invitera elle-même une tierce personne, pour discuter du contenu à venir.
Cette logique de co-création a pour but d’identifier des problématiques partagées, tout en se laissant le temps (Tank est trimestriel) de creuser les sujets retenus.

Aux manettes de Tank, on retrouve, en plus d’Olivier Breton d’All Contents, Olivier Covo de BrandySound, Sébastien Danet de Vivaki, Bruno Fuchs d’Image et Stratégie, Laurence Houdeville de Réputation VIP, Philippe Lentschener, Thierry Wellhoff de Wellcom et Bruno Paillet de Conseils et Annonceurs associés.
Partenaires : Tortue bleue, Gutenberg, Éditions Télémaque.
Prix unitaire : 14€ / 4 n° pour 40€ / Plus d’infos sur tankpresse.eu

Feed-Back de la soirée "Le défi de l'altérité, enjeu de société, challenge de communicants" par Nicolas Dziopa de l'agence Reymann Communication

L’indiscipliné Dominique Wolton

Par Nicolas Dz dans Evènement

La Tortue Bleue, l’association qui prend le temps d’aller vite, a invité Dominique Wolton pour parler importance de la communication et difficulté à échanger avec l’autre qui, je le cite, “nous emmerde bien souvent, parce qu’on ne sait pas bien comment le prendre et que toute relation est d’emblée coincée entre stéréotypes et représentations”.


Dominique Wolton
, chercheur volontiers provocateur, est directeur de l’institut des sciences de la communication du CNRS. Selon lui, si la communication est le parent pauvre dans le monde actuel, c’est parce qu’elle est diablement difficile à réussir (et non parce qu’elle serait l’amputée naturelle en période de crise).
Garante de la paix, arme pacifique contre le conflit, tout le monde la recherche, sans la maîtriser jamais vraiment (satanés parasites entre émetteur et récepteur).

“Indiscipliné”, son dernier ouvrage, est une compilation d’articles rédigés au fil de ses 35 ans de recherches. Mais ce n’est pas tout, car plus qu’un best of dédié aux fans de toujours ou aux lecteurs pressés, chaque sujet déjà traité est accompagné d’une analyse réactualisée, pour mettre en perspective et en prospective.

 

Le crédo du bonhomme est le suivant : parce que la communication est toujours complexe, parfois décevante et tellement difficile à gérer, nous nous réfugions dans une fascination contre-productive pour ce qu’il appelle “les tuyaux”, les solutions techniques. En effet, quitte à essayer d’avoir foi en quelque chose, la technique est plus rassurante que cet échange réel et changeant qu’est la communication. Mais finalement, même les “tuyaux” sont pervers ! Avec internet, on passe son temps à chercher à toucher ce que l’on aime ou ceux par qui on voudrait être aimé et on tombe en permanence sur ceux qui se moquent, contredisent ou attaquent. Des millions de personnes cherchent à communiquer et se heurtent à des hordes de “trolls”, tout simplement parce qu’ils ont une foi inébranlable dans la technique et croient à la bonté d’un tuyau (un point de vue souvent taxé « d’antitechno peureux face à l’évolution naturelle »).

Quand Dominique Wolton parle de cet autre avec lequel il est vital de communiquer, il parle de celui qui est ici. Toujours selon l’auteur, il serait trop facile de considérer que l’autre est au bout du monde. Pas du tout ! L’autre, celui qui a notamment été stigmatisé pendant la récente campagne présidentielle, n’est pas le pygmée ou l’esquimau, il s’agit de celui que l’on côtoie chaque jour et avec lequel on a un mal fou à échanger et donc à vivre.

Et pourtant c’est simple… communiquer c’est N-É-G-O-C-I-E-R !
Il faut accepter cela, sinon c’est la guerre. Il faut supporter les temps morts, juguler la dictature du flux (de mails, de tweets, de statuts facebook, de checks-in, de commentaires…) Mais que croyons-nous à la fin ? Que nous vivons plus et mieux en bourrant les tuyaux avec des milliards d’infos ? (certains objecteront qu’ils ont effectivement tordu le cou de la solitude grâce à des communautés online…)

Pour le moment, en France, c’est “bisounours time” (même si le retour de bâtons, boules puantes et autres peaux de banane est bien entamé), mais personne ne veut ralentir la machine.
L’Europe est régie à 100% par la rationalité scientifique. La belle affaire ! Il n’y a aucun socle sur lequel se baser, pas de spiritualité, pas de repère d’autre nature pour apporter un contrepoint. On va vite, on va plus vite, on clique, on note, on re-clique, mais on ne communique pas, alors que la bataille de la cohabitation culturelle est au moins aussi grande que celle de l’écologie. Réfléchissons ! On aura l’air malin quand on aura sauvé les arbres mais que l’on ne pourra plus supporter l’Autre.

Si nous continuons en Europe à préserver la paix et la coexistence, avec un accord tacite des peuples à se considérer comme appartenant à un même ensemble (même si les différences sont légions et que les symboles communs sont quasi inexistants), nous pouvons réussir le défi de l’altérité et défendre l’idée de la paix contre la guerre.

La communication est le seul moyen de gérer notre société multiculturelle.
Pour la paix, pour le progrès, pour la cohabitation. La technique n’est pas capable d’amour. La spéculation basée sur la pseudo rationalité que l’on finit par payer cash de façon cyclique, c’est du bullshit ! Nous vivons dans un monde ouvert où l’on tente de se convaincre que l’on se comprend mieux parce qu’on échange plus vite, mais c’est une connerie !

Le seul défi qui vaille pour les communicants est celui de faire accepter l’autre.
On peut toujours clamer que la culture rapproche les hommes par nature, mais c’est un leurre politiquement correct. Il n’y a rien qui pousse plus les hommes à s’entre-déchirer que leurs différences culturelles. Et pourtant cette diversité est belle, elle est essentielle et doit être préservée.
Mais pour éviter qu’elle produise uniquement des étincelles ou ne ravive une triste flamme, il faut communiquer, négocier, sans garder sa tête coincée dans un tuyau.

30/05/2012

Episode 25 : 21/05/12 "Le défi de l'altérité, enjeu de société, challenge de communicants" avec Dominique Wolton

Voici la vidéo du dernier dîner de la Tortue Bleue, le 21 mai 2012, qui avait alors pour thème :

"Le défi de l'altérité, enjeu de société, challenge de communicants " avec Dominique Wolton






02/05/2012

Lundi 21 Mai : "Le défi de l'altérité, enjeu de société, challenge de communicants"

Chers amis de La Tortue Bleue,

Aujourd’hui plus qu’hier et demain sans doute encore plus, « l’autre » est mis en cause, rendu responsable, difficile à appréhender, et en même temps indispensable.

 

Depuis 35 ans Dominique Wolton nous apporte ses réflexions, propositions qui finalement reviennent à créer une théorie de la communication. Son dernier ouvrage s’intitule justement « indiscipliné ». Car au travers de ses responsabilités de directeur de l’institut des sciences de la communication du CNRS, il est  tour à tour  un infatigable pédagogue et un malicieux provocateur.

Il nous fait l’amitié  de sa participation et interviendra sur le thème :

 

« le défi de l’altérité, enjeu de société, challenge de communicants ! »

 

 

Nous vous invitons à nous rejoindre nombreux le lundi 21 mai à partir de 19h à la Maison des Polytechniciens, située 12, rue de Poitiers dans le 7ème arrondissement.


Inscrivez-vous dès à présent par retour d'email à Yasmine Bennouis : ybennouis@blog-latb.fr

 

Participation à envoyer par chèque à l'ordre de 'La Tortue Bleue'. Une facture vous sera adressée après la manifestation.

 

                              - Tarif membre 50 € TTC

                              - Tarif non-membre 75 € TTC


Attention, si vous changez d'avis après le jeudi 17 mai, une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.

 

Je souhaite vivement vous retrouver pour cette nouvelle rencontre de La Tortue Bleue !

PS :

Cette rencontre sera également l'occasion pour les initiateurs d'une nouvelle revue sur la communication, Tank, de nous présenter en avant première, et en exclusivité le premier numéro!

 

Très cordialement,

 

Bruno Paillet

Président, bpaillet@coana.fr

http://www.blog-latb.fr/

Tél. : 01 40 16 05 15

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3, rue La Bruyère

75009 Paris

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19/04/2012

Soirée du 16 avril : "Avant la création, c'est quoi l'idée?"

 Une visite de l’exposition Matisse au Centre Pompidou a précédé  le dîner de La Tortue Bleue du 16 avril 2012 qui avait pour thème :

« Avant la création, c’est quoi l’idée ? »

Hélène Mugnier, diplômée de l’Ecole du Louvre, fondatrice et directrice de HMC, cabinet de conseil et formation en management par l’art, nous proposait un échange autour de la rétrospective Matisse, en articulant son intervention sur l’éclairage particulier choisi par le musée : les paires, les séries et les variations  dans l’œuvre de l’artiste.

 Ainsi, en  déclinant plusieurs versions indépendantes à partir d’un motif unique, le peintre nous offre la possibilité d’appréhender son processus créatif, l’évolution et les différentes étapes de sa recherche picturale et formelle, et l’aboutissement de son travail de création.

C’est dans ce contexte, qu’Hélène Mugnier a proposé une variante du jeu du cadavre exquis : A partir de l’observation des 4 nus de Matisse, choisir soigneusement 4 mots dans une liste  pour formuler une phrase qui exprime sincèrement le ressenti de l’observateur.


Nu bleu I, 1952                        Nu bleu II, 1952                 Nu III, 1952                   Nu IV, 1952

Fondation Rihen/Basel            Mnam, Paris                       Mnam, Paris                Musée Matisse, Nice

                                                                                                                                          

Et le résultat proposé par certains de nos visiteurs :

-          Par la couleur et la simplicité, l’artiste interroge la société

-          Un concept équilibré qui désacralise la réalité

-          Un concept chuchoté, l’émotion du rêve, c’est tout l’univers d’un homme merveilleux

-          Le rêve émeut par l’équilibre des couleurs

-          Les fragments de couleur racontent une harmonie silencieuse

-          Les actions de Matisse répétées magnifient sa violence intérieure

-          L’artiste a cherché à ne plus s’enfermer dans la technique pour nous inviter à d’autres réalités

-          Comment magnifier un corps en prenant le temps de le simplifier ?

-          La couleur équilibrée magnifie la matière

-          Une technique mesurée avec le corps pour séduire et émouvoir

-          Matisse interroge la réalité grâce à un rythme détourné

-          Le rythme répété des corps silencieux interroge la vie

-          Le rythme magnifie le rêve silencieux

-          Matisse interroge la progression des fragments cachés

-          Rythme chuchoté pour interroger le corps. De qui ? Mon épouse !

-          Raconter un corps équilibré de couleurs

-          Quatre fois répété, le concept pour interroger le souvenir

-          Matisse joue avec la couleur pour détourner la réalité

-          Un relief sensuel qui désacralise la femme

-          Les fragments répétés pour dénoncer la réalité

-          Une trace équilibrée pour émouvoir notre nature

-          Les fragments de couleur détournent le caché

-          Le temps interroge, émeut, raconte, la nature du corps

-          Le concept basé sur l’imagination raconte le rêve et magnifie le souvenir

03/04/2012

LUNDI 16 AVRIL : "Avant la création, c'est quoi l'idée ?"

Chers amis de La Tortue Bleue,

Décoder une création est peut être une façon d’aller au-delà de l’émotion qu’elle provoque. L’exposition Matisse, paires et séries est une bonne opportunité pour vivre une expérience originale et partager nos regards.

Aussi, j’ai plaisir à vous proposer une rencontre inédite au Centre Pompidou. Notre fil directeur s’inscrira autour du thème :

« Avant la création, c’est quoi l’idée ? »

Nous serons accompagnés dans ce parcours par deux experts : Hélène Mugnier, consultante diplômée de l’Ecole du Louvre pour qui l’art est indispensable à l’entreprise et Antoine Barthuel, directeur de la création de M&C Saatchi GAD dont l’agence donne à la culture un rôle déterminant dans sa démarche.

Attention, nous vous invitons à nous retrouver dès 19h au-dessous du portrait de Georges Pompidou dans le hall d’accueil. Cela nous compliquera la vie si vous arrivez après 20h…

Nous nous retrouverons ensuite pour dîner au restaurant : Le Mont Lozère, situé 131, rue Saint Martin dans le 4ème arrondissement.

Pour des raisons pratiques, le nombre de participants à cette soirée est limité ! Donc, « first come, first served ! ».

Inscrivez-vous dès à présent par retour d’email à Yasmine Bennouis, ybennouis@blog-latb.fr .

 

 Participation à envoyer par chèque à l’ordre de ‘La Tortue Bleue’. Une facture vous sera adressée après la manifestation.

 

  • ·         Tarif membre 50 € TTC

 

  • ·         Tarif non-membre 75 € TTC

 

Attention, si vous changez d’avis après le jeudi 12 avril, une facturation du dîner sera due pour toute personne inscrite, présente ou non.


Je souhaite vivement vous retrouver lors de cette nouvelle rencontre La Tortue Bleue!


P.S : SAVE THE DATE : Une rencontre exceptionnelle le LUNDI 21 MAI avec Dominique Wolton qui vient de publier  "Indiscipliné".


Très cordialement,


Bruno Paillet.

Président, bpaillet@coana.fr

www.blog-latb.fr

Tél. : 01 40 16 05 15

pcc conseils&annonceursassociés

3, rue La Bruyère

75009 Paris

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26/03/2012

Feed-back de la soirée "Les contenus peuvent-ils sauver la communication?"par Nicolas Dziopa de l'agence Reymann Communication.

Le contenu peut-il sauver la marque ?

Par Nicolas Dz dans Le mot de la redac

La tortue bleue, l’association qui prend le temps d’aller vite, a invité Daniel Bô de Qualiquanti, auteur de “Brand Content : comment les marques se transforment en médias”, Séverine Lecomte de l’agence Heidi, Richard de Seze de Ligaris, Laurent Foisset d’Universal McCann, Olivier Binisti de Nurun et Guillaume Nedelec de MayaPress, pour tenter de répondre à la question ci-dessus.

Aujourd’hui, pas un jour sans qu’une news ne nous parle de Brand Content (sa naissance, sa vie, sa mort), mais avant de savoir si ce dernier peut sauver qui que ce soit, kézako le Brand content ?

 

Morceaux choisis entendus lors de la soirée :
“Tout sauf la pub / l’exploitation des angles morts de la communication / l’extension du domaine de la marque / du storytelling rebaptisé / de la narration de marque / de la com’ institutionnelle, ni plus ni moins / l’opposé de la pub réclame qui est source de suspicion / l’inverse du parasistime publicitaire ”…

Définition Marketing nous dit ceci :
Brand content est le terme anglais qui désigne les contenus produits directement par une marque à des fins de communication publicitaire et d’image.

Le brand content désigne généralement des contenus éditoriaux (conseils, articles pratiques, forums, reportages…) proposés sur Internet, supports papier ou en TV, mais il peut également prendre la forme de nombreux autres contenus ( vidéos, jeux, expositions, livres, etc.)

L’utilisation du brand content se distingue généralement du parrainage ou sponsoring dans la mesure ou le brand content est un contenu produit directement par la marque ou par une agence de contenu. Dans le cadre du sponsoring, la marque vient se greffer sur un contenu qu’elle ne contrôle pas ou dont elle n’est pas à l’initiative.

Ce dernier point peut être illustré, par le “Saut Hermès”où la marque crée son propre événement au Grand Palais, à la différence d’autres épreuves hippiques, où l’annonceur au célèbre Carré est “simple” sponsor.

Pour Daniel Bô, si la publicité est de la simple réclame, le contenu doit se comprendre autour de 3 points clés :
1. Il possède une valeur en soi. (Picard créant un livre de recettes avec de grands chefs, à partir de ses propres produits)
2. Il est souvent un don. (Pampers offrant un DVD aux mamans sur la perception de bébé dans leur ventre).
3. Il est rayonnant… bye bye USP, le contenu est multidimensionnel et projette l’image de marque dans divers univers, en se libérant de la seule contrainte de vente. (Red Bull imaginant des événements freestyle tout autour du monde, Aufeminin.com imaginant une plateforme de gender marketing permettant de générer du contenu autour de thématiques “infinies” comme la femme et le marketing, la femme et le vin, la femme et la ville… ou de créer un prix de la com’ au féminin).

Une stratégie de Brand Content permet de nourrir la com’ de la marque, de générer d’innombrables opportunités de communiquer et, par extension, positionne la marque comme un média (sans obligation de plaire à des annonceurs la détenant et sans obligation de fréquence ou de “remplissage”).
-> Nous n’aurons donc peut-être jamais de “marronnier” dans le brand content ;)

CONCLUSION & OUVERTURE…
Le brand content est une porte ouverte sur l’imagination et doit produire de l’engagement entre marque et public (oui, “public”, exit le discours guerrier de la pub, finies les cibles, les impacts et autres barbarismes, dans le brand content, on lave plus doux).
Le livre de recettes de Picard pourrait ainsi être assorti d’une édition générée par les utilisateurs de la marque, un concours pourrait être lancé, une web série, un pop-up restaurant dans un cube de glace, une école de cuisine etc.

Pour passer de la com’ corporato-institutionnelle ou du storytelling (ou autre terme à votre convenance), au brand content, la marque peut doit proposer sa vision du monde. Par exemple, si BMW est forcément légitime pour proposer sa vision sur l’automobile, pourquoi ne pas étendre son champ de parole à la place de l’auto dans la ville, au déplacement en général, à l’urbanisme, à la vitesse ou autres sujets à défricher pour augmenter sa singularité, inviter ses publics à la connaître, la reconnaître et la recommander ?

C’est ainsi que les marques passeront du BRAND CONTENT au développement de leur BRAND CULTURE et qui sait, peut-être un jour seront-elles toutes dotées d’un véritable BRAND SPRIRIT, qui se retrouvera vraiment dans toutes leurs actions, des RH à l’évènementiel, des RP à la publicité… à moins que l’on invente encore mieux d’ici là.